Meuh non je ne suis pas une girouette puisque je sais avec certitude et sans hésitation ce que je souhaite partager aujourd’hui: des girouettes avec des personnages. Le seul lien entre elles et moi c’est l’appareil photo qui nous a unies le temps de la prise de vue, vraiment pas grand chose en somme…
Et dites-moi, sincèrement, aviez-vous déjà remarqué la diversité de ce qui se trouve tout en haut des toitures?
Depuis que j’ai commencé à photographier ce qui garnit les toits, ma collection ne cesse de s’agrandir et, à mon grand étonnement, il y a une multitude de sujets différents. C’est tout un petit monde qui s’envoie en l’air sur nos toits pour mon plus grand plaisir et pour satisfaire ma curiosité. Pas de voyeurisme là-dedans, ces girouettes sont placées là pour que tout le monde puisse les voir et savoir d’où vient le vent.
Je termine, pour cette fois, par ce qui est probablement la plus longue et la plus ouvragée des girouettes rencontrées jusqu’à ce jour
Vous me suivez, on va faire le mur, euh non, je devrais plutôt dire voir les murs décorés…
Je vous ai dit que mes vacances avaient été très riches en découvertes de tout type. J’ai vu pas mal de murs décorés mais également de magnifiques grandes fresques peintes sur des murs mais il faudra encore patienter un peu. C’est que ça prend du temps le tri de ces centaines de photos par catégories! D’accord, je ne me plains pas puisque c’est mon plaisir que de partager ces photos avec ceux qui apprécient.
Et, si vous me lisez, c’est que vous êtes de ceux-là😊
Fresque en hommage à Enki Bilal qui avait été réalisée dans le cadre de l’exposition « Révolution bande dessinée » organisée en 2017
Les dessins suivants éclairent de leur fraîcheur un passage à Tardets (Pays Basque) et ont tous été réalisés par Laure Gomez en 2016.
Je vous invite aujourd’hui à m’accompagner dans le nord de la France, oui, oui, dans le nord, chez les Ch’tisdans la ville de Lens.
On rigole, on rigole mais quand un Ch’ti parle dans son langage, on ne comprend pas grand chosec’est un peu comme s’il ne parlait pas français…
La ville de Lens est surtout connue pour avoir été l’un des principaux centres urbains dubassin minier du Nord-Pas-de-Calaiset, plus récemment, pour la reconversion de celui-ci en Musée du Louvre-Lens .
J’ignore s’il pleut souvent dans cette ville mais le fait est que nous étions bien protégés et ce de manière joyeuse dans sa rue commerçante.
Ci-dessous, l’église Saint-Léger qui fut complètement détruite par un bombardement en 1916 puis reconstruite dans les années d’après-guerre. En 40-45, elle fut de nouveau touchée mais heureusement sa structure ne fut pas détruite.
La gare de Lens
Elle ressemble à une locomotive à vapeur, grâce à sa tour haute de 23 mètres pouvant représenter la cheminée. Tout en haut de cette tour, une horloge à quatre cadrans est installée. Lors de la construction de la gare, son architecte Urbain Cassan a dû tenir compte du risque important d’affaissements de terrain liés à l’extraction minière. Il a ainsi proposé un bâtiment marqué par l’horizontalité, composé de modules simples d’un seul niveau. (source)
A Lens, détruite pendant la première guerre mondiale, on trouve aussi de très belles façades, principalement Art-déco.
Quelques exemples ci-dessous:
Mais depuis 2012, la perle de Lens, c’est bien sûr le « deuxième » Louvre.
Le musée contient un certain nombre de très belles pièces parmi lesquelles il est agréable de se promener dans un espace très aéré. Ici, la lumière est partout présente et les parois réfléchissantes agrandissent encore visuellement l’espace. La galerie du temps donne à voir des oeuvres classées chronologiquement par rapport à la ligne du temps représentée sur les parois. Dans la partie de l’exposition « Miroirs », les larges baies vitrées permettent la connexion avec la nature et le parc aménagé autour du bâtiment.
Quelques oeuvres parmi celles qui ont accroché mon regard…et mon objectif:
Pierre gravée (calcaire) surmontée d’une tête représentant le dieu égyptien protecteur du foyer Bès, Chypre 750-600 av JC
Urne funéraire en terre cuite, à tête féminine et aux bras articulés, Étrurie (Italie actuelle), 550-500 av JC
Troupe de serviteurs funéraires en faïence, Egypte, 500 av JC
Hermaphrodite, d’après Polyclès, marbre, 130-150 après JC
Portrait de Napoléon 1er en triomphateur, plomb, Frédéric Lemot, 1808
L’exposition Miroirs, quant à elle, interpelle par ses représentations étonnantes de la réalité.
Par exemple, la première vision que l’on perçoit de cette oeuvre en fonte appelée « Métamorphoses II » (Markus Raetz, Suisse 1992 ) est celle d’un homme portant un chapeau…
…alors que si on regarde la silhouette dans le miroir on y voit un lapin! Étonnant non?
Ce grand miroir découpé, comme plié, nous donne des reflets dans lesquels le regard se perd, comme dans un monde de rêve…
C’est vraiment un très petit échantillon ce que je vous montre. Dans ce musée, on trouve également quelques Rubens, un Rembrandt,… Je ne peux que vous inviter à faire le déplacement pour aller voir vous-même. Il n’y a pas de files d’attente à l’entrée et la visite libre est gratuite
Une fois la visite terminée, on a le choix de prendre une navette gratuite vers la gare ou de s’y rendre à pied (2 km) en se laissant guider sur le chemin Cavalier par une succession de sculptures, d’œuvres graphiques et d’installations réalisées par les artistes à partir d’un jeu de formes intrigantes (Yellow brick Road).
Il est impossible d’oublier le passé minier de la région quand on croise une « belle-fleur » comme celle ci-dessous.
La partie la plus visible d’un charbonnage est appelée châssis à molette il est aussi appelé Belle Fleur en Belgique, les termes chevalement et chevalet étant d’usage en France. Il s’agit d’une tour (métallique, en béton ou plus anciennement en bois) supportant en son sommet deux molettes (poulies) sur lesquelles passent les câbles d’extraction (historiquement plats puis ronds).(Source)
J’espère que vous aurez apprécié cette balade dans le nord…
Angoulême est décidément la ville des bulles mais non pas celles qu’on boit, celles de BD comme ci-dessous. Malgré tout, comme je vous l’avais dit, il y a pas mal d’autres murs tout aussi bien décorés, par des artistes moins ou pas connus du tout mais qui mériteraient parfois de l’être. Je vous laisse découvrir, en vrac, mes trouvailles dans cette capitale de la BD.
Je trouve amusant aussi ces dessins réalisés au pochoir sur des murs clairs, surtout quand le message suscite, comme ci-dessus, une réaction!
La période des vacances laisse moins de temps pour publier des articles construits mais par contre elle me donne la possibilité d’aller voir en d’autres lieux s’il s’y trouve quelque découverte intéressante. Et quand on aime les murs peints, décorés, graffés,… comme moi et qu’on se trouve dans des villes prolifiques c’est un vrai bonheur 🤗.
Je vais donc partager aujourd’hui avec vous une partie de ce que m’ont murmurés les murs d’Angoulême.
Avant toute chose, au cas où vous l’ignoreriez, il faut savoir qu’Angoulême est le siège de la manifestation bédéphile la plus importante au monde: le Festival de la BD. Il n’est donc pas étonnant d’y rencontrer des personnages de BD sur les murs, les dispositifs de tri ou tout autre support adopté par les dessinateurs.
Je ne les ai pas tous vus, photographiés, répertoriés étant donné que d’autres l’ont fait avant moi et de manière plus systématique comme vous pouvez le découvrir ici. Par contre, je ne me suis pas limitée aux murs peints « officiels » mais j’ai immortalisé toute trace dessinée se trouvant sur un support public.
Commençons par la crème des murs peints de cette ville:
Avec bien sûr une fierté particulière pour Natacha, l’hôtesse de l’air belge la plus célèbre et un 😉 à Walthéry qu’on croise souvent par chez nous le crayon à la main.
Comme prévu, cette série sur Bruges se termine en beauté grâce à quelques oeuvres atypiques rencontrées au hasard des rues…
Les quatre cavaliers de l’Apocalypse
Nous rencontrons « les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » (sculptures de Rik Poot, artiste flamand né à Vilvorde) dans le jardin de la maison Arents. Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse sont des personnages célestes et mystérieux mentionnés dans le Nouveau Testament, au sixième chapitre du livre de l’Apocalypse. Ils représentent de façon allégorique les horreurs terrestres : la mort, la guerre, la faim et la révolution. Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde.
C’est dire si on n’est pas pressés de les voir « en vrai »
Sculpture en bronze « Zeus, Léda, Prométhée et Pégase visitant Bruges » de Jef Claerhout
Pégase, la monture de Zeus, emmène une calèche typique de Bruges sur laquelle on voit Prométhée enchaîné (il n’aurait pas dû s’opposer à Zeus et offrir le feu aux hommes, na!), Leda s’étirant avec volupté aux côtés Zeus son amant qui a pris la forme d’un cygne pour la séduire…
Les amoureux
Cette statue en bronze a été réalisée par Livia Canestraro et son époux Stefaan De Puydt.
Sur le socle de la statue, le mot amour est écrit dans une quarantaine de langues différentes.
Hommage à Franck Van Aker
Uber capitalism
Au Moyen-âge, Bruges était une plaque tournante de l’économie mondiale. La sculpture de Ganahl a la forme du bâtiment de la Vlamingstraat où officiait la première Bourse de commerce de l’Histoire. L’ensablement du port a sonné également le glas de la Bourse de Bruges. Un phénomène auquel les habitants ont assisté impuissants, tout comme l’on observe actuellement la montée du niveau des mers et le changement climatique.
Au sommet de la sculpture de chocolat pivotent – comme jadis le logo Benz dans de nombreuses villes allemandes – les mots « UBER CAPITALISM ». « UBER » charrie plusieurs connotations : il renvoie à l’« Übermensch » des nazis mais aussi à l’appli grâce à laquelle tout qui possède une voiture et un smartphone peut lancer une entreprise de taxi. Au sens plus large, il traduit aussi l’esprit de l’économie de partage actuelle. Nous utilisons des applis pour de nombreux services. Notre culture du non-stop nous aide, nous divertit, nous guide, nous trace et nous analyse à tout moment et en tout lieu. La volatilité et le caractère périssable du chocolat renvoient à l’ambivalence croissante à l’égard du nouveau capitalisme, dont nous concevons à peine les conséquences. Dans la ville adorable de Bruges, centre mondial du chocolat, les conflits qui ailleurs dévastent le monde semblent absents. La production de cacao présente cependant une face sombre, qui plonge ses racines dans le commerce colonial et qui s’accompagne encore actuellement du travail des enfants, du trafic d’êtres humains et de conditions de travail dangereuses. (source)
Il s’agit d’une forme d’illustration de Wu Wei , concept taoïste qui peut être traduit par « non-agir » ou « non-intervention» sans que ce soit pour autant une attitude d’inaction ou de passivité.
La fontaine installée à ‘t Zand (le Sablon)
Réalisée par Livia Canestrano et Stephan Depuydt (comme les Amoureux vus plus haut), cette fontaine donne une image de Bruges assez réaliste: on y voit 4 baigneuses symbolisant les 4 villes flamandes historiques (Anvers, Bruges, Courtrai et Gand), des cyclistes, des pêcheurs rappelant le lien de Bruges avec la mer, mais aussi le personnage facétieuxTijl Uilenspiegel, assis sur une colonne.
Sculpture contemporaine dans le jardin Arents
Réalisation par Pablo Atchugarry
Sculpture sur le Groenerei (canal Vert)
Pour terminer par un clin d’œil, je vous propose une vision « facettée » qui correspond, à mon avis, bien aux différents visages de Bruges.
Ci-dessous ce n’est pas à proprement parler une enseigne du même type que les autres mais c’est quand même un beau moyen de montrer, via ce banc, que l’on est en face d’un opticien acousticien
La dernière « bouille » m’a très fortement impressionnée, j’ai cru que c’était un vrai personnage jusqu’à ce que je sois quasi tout près. Je suis peut-être un peu trop impressionnable…mais il était un peu plus grand que moi et très réaliste.
Toujours chez moi cette même fascination pour toutes les représentations de visages ou de faces que l’on peut apercevoir en se baladant dans les rues et en levant la tête…
Et toujours également cette question sans réponse: les traits présentés appartenaient-ils à un être vivant ou sont-ils sortis de l’imagination de l’artiste?
Ci-dessous, un ornement avec un chien, là où on trouve plus souvent un lion…
Des ornements de coins de maison assez originaux
Si ça vous plaît de découvrir ces faces, dites-le moi, j’en ai encore beaucoup en réserve et, à chaque fois que je pars en balade, j’en trouve de nouvelles.