Les murmures des murs
Vous connaissez le principe, je vous laisse regarder…












Vous connaissez le principe, je vous laisse regarder…












Inutile d’aller bien loin de chez moi pour trouver de magnifiques oeuvres d’ Art Urbain (Street Art), il suffit de se rendre dans la partie de la Belgique appelée Pays Noir (région de Charleroi) en référence aux mines de charbon.

A Marchienne-au-Pont, ancienne commune réputée pour ses quartiers ouvriers et ses usines, s’est développé un projet appelé « Urban Dream ». Ce dernier consistait à apporter de la couleur et de la gaieté dans un paysage marqué par l’industrie et les traces qu’elle a laissées: des bâtiments abandonnés et délabrés aux vitres éclatées.
Durant les 3 éditions de ce projet, plus d’une centaine de graffeurs ont investis plusieurs murs à différents endroits de la ville.
Peu de villes osent proposer de telles surfaces d’expression à ces créateurs. Charleroi a même ouvert un mur d’expression libre. Il ne faut pas confondre le tag, qui est un signe d’existence, et la recherche artistique des graffeurs. Avec une simple bombe de peinture, ils arrivent à réaliser des oeuvres impressionnantes. Il faut les voir sur le terrain, face à leur mur. Ils regardent longtemps, projettent mentalement leur vision puis se mettent à peindre. C’est fascinant.(Source)
Je partage volontiers avec vous quelques photos du paysage industriel de la route de Mons (fonderies, fourneaux, …).
Cet endroit est un véritable « far west industriel » très photogénique, qui a d’ailleurs servi de décor au film Largo Winch II.(Source)
Les photos suivantes ont été prises de l’autre côté du pont de chemin de fer et cet endroit est envahi par la végétation, d’où quelques traits un peu flous sur les prises de vue, impossible de faire autrement sans taille-haie ou sécateur🙄
Il y a aussi des artistes timides qui s’expriment au ras du sol, discrètement…

Route de Mons, il y a également un lieu unique en son genre : Rockerill (façade orange ornée d’un vinyle noir, vous ne pouvez pas le manquer). Une ancienne forge transformée en un centre urbain dédié aux cultures populaires, sociales et alternatives qui organise notamment des Apéros industriels, des expositions, des concerts et des soirées électro. Un lieu branché et underground de Charleroi.(Source)


Les piles du pont de chemin de fer servent également de support aux artistes d’art urbain.



J’espère que cette balade, un peu différente, vous aura plu et je vous annonce déjà une autre balade à Charleroi avec un centre d’intérêt aussi artistique mais fondamentalement différent.
Je n’explique plus le principe, vous le connaissez: quelques photos d’enseignes qui ont attiré mon regard et que j’ai immortalisées pour les partager dans cet espace…

Ci-dessous, Ambiose a été capturée à…Amboise😉

L’enseigne du Musée du sel porte un sanglier parce qu’elle se trouve à Salies-de-Béarn, souvenez-vous de la légende…



Ci-dessous ce n’est pas une enseigne accrochée comme les autres mais j’ai aimé la fantaisie de cette enseigne de crêperie ![]()

Jean-Marie Bigard l’a dit
C’est au pied du mur que l’on voit le mieux… le mur
Mais parfois il est préférable de prendre un peu de recul afin de mieux appréhender toute l’oeuvre peinte.
Une fois encore, je partage une partie de ma collecte. Certains de ces murs portent un message politique ou publicitaire, sont peints de manière maladroite ou carrément professionnelle. C’est sûr qu’on en trouve de tout type mais moi je les immortalise (presque) tous, en hommage à leurs créateurs et j’écoute toujours ce que ces murs me murmurent…en essayant de comprendre ce qui a motivé leur re-naissance artistique.
Ci-dessous ce sont des fenêtres et pas un mur mais j’aimais bien les dessins.

Tintin serait-il devenu dangereux?







Les 3 photos suivantes représentent une « image » sur 3 des façades de la maison. C’était très joli.









Je ne sais pas où vous êtes actuellement mais je peux vous dire que, chez moi, il fait un véritable temps de canard! 

Il y a un peu plus d’un an je vous parlais des « hommes aux tomates », ou statues vivantes, que j’avais rencontrées de ci, de là, au gré de mes pérégrinations.
Mais le week-end dernier ce n’est pas 1 ou 2 statues vivantes que mes petits yeux émerveillés ont pu admirer mais bien des dizaines!
En effet, la ville de Marche, a eu l’heureuse idée d’organiser une rencontre de statues vivantes venues de douze pays.
Belgique Tourisme annonçait ceci
Ce festival de rue, gratuit, qui est aussi une étonnante exposition d’artistes vivants, vous invite à une promenade amusante dans le centre-ville piétonnier de Marche-en-Famenne.
C’est le plus grand rassemblement de statues vivantes en Europe, plus de 150 artistes seront présents. Il se passe en Wallonie, à Marche en Famenne les 05 et 06 août !
Vous pensez bien que je me suis empressée de préparer mon appareil photo, charger mes batteries et zou, direction Marche, pas très loin de chez moi (mais quand même pas de quoi aller à Marche…à pied!)
Le partage de mes photos personnelles c’est ici
Et si vous en voulez encore, vous pouvez visionner ceci
Vous aurez compris je suppose, en voyant l’espace que je lui ai consacré, que le grincheux était également mon préféré ![]()
Meuh non je ne suis pas une girouette puisque je sais avec certitude et sans hésitation ce que je souhaite partager aujourd’hui: des girouettes avec des personnages.
Le seul lien entre elles et moi c’est l’appareil photo qui nous a unies le temps de la prise de vue, vraiment pas grand chose en somme…
Et dites-moi, sincèrement, aviez-vous déjà remarqué la diversité de ce qui se trouve tout en haut des toitures?
Depuis que j’ai commencé à photographier ce qui garnit les toits, ma collection ne cesse de s’agrandir et, à mon grand étonnement, il y a une multitude de sujets différents. C’est tout un petit monde qui s’envoie en l’air sur nos toits pour mon plus grand plaisir et pour satisfaire ma curiosité.
Pas de voyeurisme là-dedans, ces girouettes sont placées là pour que tout le monde puisse les voir et savoir d’où vient le vent.




Je termine, pour cette fois, par ce qui est probablement la plus longue et la plus ouvragée des girouettes rencontrées jusqu’à ce jour

Vous me suivez, on va faire le mur, euh non, je devrais plutôt dire voir les murs décorés…
Je vous ai dit que mes vacances avaient été très riches en découvertes de tout type. J’ai vu pas mal de murs décorés mais également de magnifiques grandes fresques peintes sur des murs mais il faudra encore patienter un peu. C’est que ça prend du temps le tri de ces centaines de photos par catégories! D’accord, je ne me plains pas puisque c’est mon plaisir que de partager ces photos avec ceux qui apprécient.
Et, si vous me lisez, c’est que vous êtes de ceux-là😊






Les dessins suivants éclairent de leur fraîcheur un passage à Tardets (Pays Basque) et ont tous été réalisés par Laure Gomez en 2016.






Plus de détails sur ce travail ici.
On change de style pour d’autres oeuvres murales collées ou réalisées au pochoir.



Je vous invite aujourd’hui à m’accompagner dans le nord de la France, oui, oui, dans le nord, chez les Ch’tis dans la ville de Lens.
On rigole, on rigole mais quand un Ch’ti parle dans son langage, on ne comprend pas grand chose c’est un peu comme s’il ne parlait pas français…![]()
La ville de Lens est surtout connue pour avoir été l’un des principaux centres urbains du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et, plus récemment, pour la reconversion de celui-ci en Musée du Louvre-Lens .
J’ignore s’il pleut souvent dans cette ville mais le fait est que nous étions bien protégés et ce de manière joyeuse dans sa rue commerçante.
Ci-dessous, l’église Saint-Léger qui fut complètement détruite par un bombardement en 1916 puis reconstruite dans les années d’après-guerre. En 40-45, elle fut de nouveau touchée mais heureusement sa structure ne fut pas détruite.

Elle ressemble à une locomotive à vapeur, grâce à sa tour haute de 23 mètres pouvant représenter la cheminée. Tout en haut de cette tour, une horloge à quatre cadrans est installée.
Lors de la construction de la gare, son architecte Urbain Cassan a dû tenir compte du risque important d’affaissements de terrain liés à l’extraction minière. Il a ainsi proposé un bâtiment marqué par l’horizontalité, composé de modules simples d’un seul niveau. (source)


A Lens, détruite pendant la première guerre mondiale, on trouve aussi de très belles façades, principalement Art-déco.
Quelques exemples ci-dessous:



Mais depuis 2012, la perle de Lens, c’est bien sûr le « deuxième » Louvre.


Le musée contient un certain nombre de très belles pièces parmi lesquelles il est agréable de se promener dans un espace très aéré. Ici, la lumière est partout présente et les parois réfléchissantes agrandissent encore visuellement l’espace. La galerie du temps donne à voir des oeuvres classées chronologiquement par rapport à la ligne du temps représentée sur les parois. Dans la partie de l’exposition « Miroirs », les larges baies vitrées permettent la connexion avec la nature et le parc aménagé autour du bâtiment.

Quelques oeuvres parmi celles qui ont accroché mon regard…et mon objectif:
Pierre gravée (calcaire) surmontée d’une tête représentant le dieu égyptien protecteur du foyer Bès, Chypre 750-600 av JC

Urne funéraire en terre cuite, à tête féminine et aux bras articulés, Étrurie (Italie actuelle), 550-500 av JC

Troupe de serviteurs funéraires en faïence, Egypte, 500 av JC

Hermaphrodite, d’après Polyclès, marbre, 130-150 après JC

Portrait de Napoléon 1er en triomphateur, plomb, Frédéric Lemot, 1808

L’exposition Miroirs, quant à elle, interpelle par ses représentations étonnantes de la réalité.
Par exemple, la première vision que l’on perçoit de cette oeuvre en fonte appelée « Métamorphoses II » (Markus Raetz, Suisse 1992 ) est celle d’un homme portant un chapeau…

…alors que si on regarde la silhouette dans le miroir on y voit un lapin! Étonnant non?

Ce grand miroir découpé, comme plié, nous donne des reflets dans lesquels le regard se perd, comme dans un monde de rêve…


C’est vraiment un très petit échantillon ce que je vous montre. Dans ce musée, on trouve également quelques Rubens, un Rembrandt,… Je ne peux que vous inviter à faire le déplacement pour aller voir vous-même. Il n’y a pas de files d’attente à l’entrée et la visite libre est gratuite ![]()
Une fois la visite terminée, on a le choix de prendre une navette gratuite vers la gare ou de s’y rendre à pied (2 km) en se laissant guider sur le chemin Cavalier par une succession de sculptures, d’œuvres graphiques et d’installations réalisées par les artistes à partir d’un jeu de formes intrigantes (Yellow brick Road).

Il est impossible d’oublier le passé minier de la région quand on croise une « belle-fleur » comme celle ci-dessous.

La partie la plus visible d’un charbonnage est appelée châssis à molette il est aussi appelé Belle Fleur en Belgique, les termes chevalement et chevalet étant d’usage en France. Il s’agit d’une tour (métallique, en béton ou plus anciennement en bois) supportant en son sommet deux molettes (poulies) sur lesquelles passent les câbles d’extraction (historiquement plats puis ronds).(Source)
J’espère que vous aurez apprécié cette balade dans le nord… ![]()
Des animaux sur les toits, ça vous dit? C’est parti pour mon bestiaire métallique en hauteur…



La collecte a été bonne, j’ai encore beaucoup de girouettes à partager prochainement ![]()