Sare (Sara en basque), village de près de 2 500 habitants, est classé parmi les « plus beaux villages de France ».
Le village, entouré de montagnes (dont La Rhune à 905m) et enclavé dans la Navarre espagnole avec 32 Km de frontière, est situé à 14 Km de la mer (source).
Deux lieux sont incontournables quand on visite Sare:
Une des plus belles églises du Labourd, située au coeur du village. L’église Saint Martin a été rehaussée au XVIIème siècle sous la cure d’Axular. Majestueuse avec sa tour à cinq étages, et à ses pieds l’ancien cimetière. A l’intérieur, trois étages de galeries en chêne sculpté, et leurs balustres en bois tourné. Le cadran solaire porte l’inscription : Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egortzen (toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau).(source)
2) Galtzada (voie médiévale)
La voie médiévale traverse Sare du Nord (Saint Jean de Luz) vers le Sud (Frontière : Zugarramurdi – Navarre). Autrefois, route incontournable pour accéder chez nos voisins; Aujourd’hui, sentier de loisir où démarrent de nombreuses randonnées en boucle pour découvrir la commune et les alentours. (source)
Bon, je m’étais un peu égarée dans d’autres endroits bien plaisants en période de fête mais je vais cette fois vous emmener à nouveau dans ma région préférée de France. J’ai nommé, le Pays Basque évidemment.
Je vous ai déjà montré différents endroits de la région mais cette fois nous allons changer carrément de style puisque je souhaite vous faire découvrir la « grotte des sorcières » qui nous fait traverser lafrontière franco-espagnole, mine de rien, en marchant au milieu des rochers.
La Grotte est un impressionnant tunnel karstique où la nature et la mythologie se retrouvent. Ici se tenaient des fêtes et rituels pour rendre hommage aux forces de la nature, autant de célébrations que l’Inquisition a jugé de culte démoniaque…(source)
Pour y arriver, rien de plus facile puisque il suffit de suivre le sentier du pottok bleu. Pour les distraits, je rappelle que le pottok est une race très ancienne de poney du Pays Basque où on les rencontre souvent en liberté sur les chemins (ne soyez pas étonné si les vrais ne sont pas bleus).
Le parcours commence dans un très bel environnement boisé…
…mais on commence à apercevoir l’entrée de la grotte…
…où tout est mis en place pour nous faciliter la visite sans risque…
…les endroits sombres sont même éclairés pour notre confort…
Si vous ne connaissez pas cet endroit mais appréciez les lieux ayant une histoire à raconter, ne ratez surtout pas cette balade agréable dans un site inhabituel.
Au cas où vous auriez des craintes, voici quelques méthodes qui m’ont été fournies à Zugarrarmurdi pour éviter les sorcières
placer à la porte de la maison une croix faite de deux petites branches de frêne et du laurier béni à côté,
si la sorcière est malgré tout entrée dans la maison, jeter une poignée de sel dans l’âtre,
si on se trouve face à une sorcière il faut se signer et dire « Puyes » ou tracer une croix avec les deux index et dire « Jésus »,
ne pas sortir entre l’angélus du soir et celui du lever du jour.
La légende raconte aussi que, tentant de faire disparaître les sorcières, les habitants de Zugarramurdi allèrent en procession aux grottes un 15 août. Le curé répandit une poignée de moutarde pour que les sorcières disparaissent pendant autant d’années qu’il y avait de grains de moutarde… Apparemment ça a fonctionné puisque depuis on n’en a jamais plus vu!
Pour continuer dans le même sujet mais puisqu’il est interdit d’y photographier, je vais simplement vous conseiller la visite des grottes d’Isturitz et Oxocelhaya. Pour ma part, j’ai fait cette découverte avec la préhistorienne Aude Labarge il y a déjà quelques années et j’ai trouvé cette plongée dans l’histoire de nos ancêtres fort intéressante.
Pour que vous voyiez un peu de quoi il s’agit, je vous invite à regarder le film ci-dessous.
J’aime la montagne, toutes les montagnes même. Je ne pratique pas l’alpinisme et j’effectue beaucoup moins qu’avant des randonnées en montagne mais j’aime en général la grandeur et la beauté des paysages
Un des endroits qui m’a laissé des images très fortes, parce qu’inédites à mes yeux, c’est le col de la Pierre-Saint-Martin dans les Pyrénées quand j’y suis allée il y a une dizaine d’années.
J’ai eu la sensation de me trouver au beau milieu d’un paysage lunaire, comme on peut l’imaginer, un sentiment de solitude et de silence, loin des bruits de la civilisation en tout cas…
Impressionnant et inoubliable comme ressenti, la preuve, 10 ans plus tard, j’y pense encore. Le décor de Heidi mais sans Heidi ni son grand-père!
Mais je n’étais pas encore au bout de mes surprises ce jour-là puisque nous avons eu la curiosité de passer la frontière avec l’Espagne via leCol du Pourtaletet nous sommes arrivés àFormigal, station de ski en pleine expansion à l’époque.
Contrairement aux stations françaises des Alpes où il fait bon se promener et randonner en été, là j’ai eu l’impression que nous étions les deux seuls survivants d’une horrible guerre bactériologique: pas une âme dans les bâtiments dont les portes étaient pourtant ouvertes, la désolation des vitrines de magasins semblant avoir été cambriolés et des couloirs sombres où nous nous sommes baladés le coeur un peu serré par l’ambiance sinistre
Est-ce utile de dire que je n’ai pas fait de photos de cet endroit?
Si vous le connaissez et le trouvez agréable, je suis preneuse de photos sympas…si ça existe en-dehors de la saison de ski…
Heureusement que le passage dans les ventas, comme à chaque fois qu’on va de France en Espagne, m’a rendu le sourire
C’était vraiment une expérience étrange que je ne regrette absolument pas mais quel bonheur juste après de se retrouver parmi les humains!
Le château de Stolzenfels est un château néo-gothique qui se trouve sur la rive gauche du Rhin non loin de la ville de Coblence.
Sa construction a débuté au 13ème siècle puis il a été détruit au 17ème siècle. Il est resté en ruine pendant 150 ans jusqu’à sa reconstruction au début du 19ème siècle.
Aujourd’hui nous allons enfin voir un endroit dont je rêvais depuis longtemps: le cirque de Gavarnie
Ne venez pas me dire, comme un collègue, que c’est un grand déplacement pour aller voir un cirque,évidemment si on pense à çac’est sûr que je peux en trouver facilement bien plus près de chez moi…
Il ignorait simplement que le cirque de Gavarnie est uncirque naturelde typeglaciairesitué dans le massif montagneux des Pyrénées, sur le territoire de la commune française deGavarnie, dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.
La journée commence bien puisque nous dépassons des chevaux en libertéEt toujours ces paysages grandiosesAh ben v’là des vaches en liberté sur la route maintenantLe pont NapoléonEt toujours ces magnifiques paysages qui nous font sentir humbles devant tant de grandeurLacascade du cirque de Gavarnie. Cette cascade est la plus haute de France métropolitaine.
On trouve de l’eau partout lors de cette randonnée mais comme nous avions choisi une belle journée, c’était agréable de pouvoir s’y rafraîchir.
Ce sont des moutons en liberté qui nous barrent la route cette fois.
C’est chouette de rencontrer des animaux qui nous obligent à nous arrêter, nous donnant ainsi l’occasion d’admirer les routes en lacets qui parcourent la montagne.
Ce fut vraiment une très belle journée, inoubliable. J’ai bien fait d’insister pour aller voir ce « cirque« !
Nous décidons cette fois de partir vers l’Allemagne dans un but bien précis dont je parlerai prochainement.
Comme à chaque fois, la route est l’occasion de faire de jolies découvertes sachant que nous empruntons préférentiellement les itinéraires moins utilisés aux autoroutes et trop grands-routes.
Nous traversons d’abord le Luxembourg où nous apercevons le château de Larochette et de très beaux paysages d’automne, le ton est donné pour la suite.
Poursuivant notre chemin nous traversons le Bas-Rhin (France) où nous découvrons, avec étonnement, des maisons dont nous n’avions jamais entendu parler et qui sont encastrées dans les rochers.
Ces habitations auraient d’abord été utilisées comme abris puis aménagées en habitations semi-troglodytiques.
Une chose est certaine, il ne faut pas avoir peur que le ciel vous tombe sur la tête quand on a des tonnes de cailloux au-dessus de sa maison
Nos traversons Hochfelden (plaine d’Alsace) où, comme je suis souvent tête en l’air, je remarque ces très belles toitures colorées.
Nous quittons la France pour nous diriger vers notre destination finale dans la Forêt Noire (Allemagne).
L’avantage d’habiter un petit pays assez central c’est qu’on peut partir de Belgique pour aller en Allemagne tout en traversant le Luxembourg et la France. Sympa non? C’est une des choses qui a le plus étonné un ami québécois qui n’a pas du tout le même rapport aux distances entre deux points d’intérêt.
Et si vous êtes curieux de savoir pourquoi nous voulions aller à un endroit particulier d’Allemagne en période de Toussaint, repassez par ici tout bientôt et je vous le raconterai , photos à l’appui
Cet article sera le dernier à chanter les louanges de cette île de beauté qu’est la Corse. J’ai mis longtemps à aller voir ce qu’il en était réellement mais je n’ai à aucun moment regretté de l’avoir fait. La nature y est souvent sauvage, comme je l’aime, fleurie, avec des roches incroyables aux couleurs étonnantes. Les routes parcourues et les villes et villages traversés m’ont tous donné l’envie d’en savoir davantage et je croise les doigts pour un jour y retourner approfondir la découverte
J’espère néanmoins par cette dizaine d’articles vous avoir fait (re)découvrir certains endroits fabuleux. Je vous livre encore quelques photos, déjà empreintes de nostalgie, présentant quelques dernières jolies découvertes en chemin.
Ci-dessous, les fameux porcs corses (Porcu nustrale) qu’on rencontre un peu partout, en enclos ou en liberté totale mais qui servent à fabriquer les charcuteries corses si goûteuses.
Nous laissons les porcs se reposer pour aller voir un endroit moins terre-à-terre, la fameuse cascade appelée Voile de la mariée à Bocognano.
Le chemin qui y mène est escarpé mais agréable malgré tout grâce au chant de la cascade qui devient de plus en plus audible au fur et à mesure qu’on se rapproche.
Et enfin apparaît devant nous cette très belle cascade dont on comprend bien ce qui a justifié son nom.
Une dernière vue sur le paysage au départ de notre chambre d’hôtes, on regrette déjà de devoir partir😥
Et puis, pour finir en beauté, enfin je l’espère ,je vous offre ces quelques fleurs corses
Mais bon, la fin d’un voyage, ouvre la promesse d’autres belles découvertes à venir…
Et, comme deux visiteurs m’ont posé la question, je précise, au passage, que la présentation est bien personnelle et pas piquée sur un autre blog/site . Sinon j’aurais indiqué la source bien sûr…
Vous comprenez mieux maintenant pourquoi on l’appelle « Île de beauté »? D’ailleurs je trouve qu’ici il manque un « s » car c’est vraiment une île de beautés et je comprends la fierté des Corses.
Il s’agit bien sûr d’unair connude Tino Rossi, probablement le chanteur corse le plus connu de nos parents, voire de nos grands-parents.
Ajaccio, c’est aussi une ville de plus de 100.000 habitants. On est donc loin des mignons petits villages que je vous ai présentés avant mais, aller en Corse sans voir Ajaccio, c’est juste inconcevable. Nous allons donc y aller aujourd’hui.
Ci-dessous, voilà la vue dont nous jouissions chaque matin en sortant de notre chambre d’hôtes: les montagnes et les immenses fleurs de cactus magnifiques 👍
Mais je vous ai promis Ajaccio alors, on y va.
La manufacture de tabac d’Ajaccio a été fondée en 1913, puis reprise en 1920 par l’industriel Henri Alban, propriétaire d’une usine de transformation du tabac en feuille à Bône (Algérie) . La succursale d’Ajaccio a été la seule usine de transformation du tabac en Corse durant quatre ans. Elle allait être concurrencée par l’usine de Toga (Haute-Corse) à partir de 1924 ; cette rivalité commerciale devait contribuer au déclin de l’établissement ajaccien qui cessa de fonctionner en 1940. La manufacture avait été équipée industriellement avec des machines à grand rendement, elle a longtemps représenté la seule industrie d’Ajaccio et de sa proche région. La main-d’oeuvre était surtout féminine. L’usine avait employé jusqu’à 110 personnes en 1924. Cet établissement est l’unique cas urbain, d’une tentative d’industrialisation dans le sud de la Corse et il demeure un témoignage matériel dans l’histoire mouvementé de la culture et de la commercialisation du tabac qui avait débuté en 1818 sur l’île. L’usine Alban constitue pour la Corse un exemple rare d’architecture d’inspiration néo-mauresque ; la façade principale est décorée de mosaïques polychromes (source).
Le 30 avril 1492 à l’extrémité du promontoire de Capo di Bollo, à l’emplacement appelé Punta della Leccia, la banque de Saint Georges fait poser la première pierre de ce château fort qu’on appellera u castellu. Dans l’enceinte même de la citadelle on construit l’église Santa Croce et un moulin à vent qui va permettre aux habitants de la cité d’y apporter leur blé à moudre.A la fin du XVe siècle la nouvelle cité baptisée Aiacciu s’étend à l’intérieur d’un triangle délimité par la piazza del diamante, la piazza del olmo et la citadella (source).
Bon, vous vous doutiez qu’on allait parler du natif le plus célèbre d’Ajaccio bien sûr même si moi, étant Belge, c’est surtout Waterloo que je connais
De gauche à droite ci-dessus, sa maison natale, un écusson qui montre la fierté des Corses, le monument commémoratif de Napoléon 1er et la grotte Napoléon.
Concernant cette dernière, la tradition orale et la légende ont fait de « a grotta » le lieu où Napoléon enfant (mais il avait quitté Ajaccio à l’âge de 9 ans), adolescent (lorsqu’il est revenu pour un 1er séjour, il en avait 17) venait nourrir ses rêves de grandeur en contemplant la mer.
Cette tradition est probablement née en 1831 , lors de la visite officielle du prince de Joinville, l’un des fils du roi-citoyen Louis-Philippe.
Elle est devenue, depuis, l’un des symboles du culte bonapartiste local (source: panneau explicatif à proximité de la grotte).
Statue de Napoléon et ses frères
Ci-dessus, à droite, le chemin qui mène à la tour génoise et au phare des Sanguinaires
Balazuc est situé à 7 kilomètres de Vogüé et à 18 kilomètres d’Aubenas. C’est, depuis des millénaires, un site de gué sur l’Ardèche qui fut une place forte gauloise, d’après son nom Baladunum de bal, le rocher et dunum, la hauteur fortifiée en gaulois (voir Verdun, la forteresse principale, aussi Lugdunum ancien nom de Lyon…) (source).
Nous avions choisi de découvrir ce charmant village par la voix de la conteuse qu’on devine sur la première photo. Bien nous en a pris puisqu’elle nous a transportés dans son monde imaginaire pour notre plus grand plaisir et celui des enfants présents. D’un coup de baguette magique, elle a fait apparaître sorcières et personnages du passé…
Je vous laisse nous suivre à travers les belles ruelles et calades de Balazuc…
J’aime beaucoup cette grille qui évoque le soleil et ses rayons lumineux tout en laissant voir le magnifique toit de vieilles tuiles.