Voyage, voyage: l’île de Beauté (9) Ajaccio

Il s’agit bien sûr d’un air connu de Tino Rossi, probablement le chanteur corse le plus connu de nos parents, voire de nos grands-parents.

Ajaccio, c’est aussi une ville de plus de 100.000 habitants. On est donc loin des mignons petits villages que je vous ai présentés avant mais, aller en Corse sans voir Ajaccio, c’est juste inconcevable. Nous allons donc y aller aujourd’hui.

Ci-dessous, voilà la vue dont nous jouissions chaque matin en sortant de notre chambre d’hôtes: les montagnes et les immenses fleurs de cactus magnifiques 👍

Mais je vous ai promis Ajaccio alors, on y va.

La manufacture de tabac d’Ajaccio a été fondée en 1913, puis reprise en 1920 par l’industriel Henri Alban, propriétaire d’une usine de transformation du tabac en feuille à Bône (Algérie) . La succursale d’Ajaccio a été la seule usine de transformation du tabac en Corse durant quatre ans. Elle allait être concurrencée par l’usine de Toga (Haute-Corse) à partir de 1924 ; cette rivalité commerciale devait contribuer au déclin de l’établissement ajaccien qui cessa de fonctionner en 1940. La manufacture avait été équipée industriellement avec des machines à grand rendement, elle a longtemps représenté la seule industrie d’Ajaccio et de sa proche région. La main-d’oeuvre était surtout féminine. L’usine avait employé jusqu’à 110 personnes en 1924. Cet établissement est l’unique cas urbain, d’une tentative d’industrialisation dans le sud de la Corse et il demeure un témoignage matériel dans l’histoire mouvementé de la culture et de la commercialisation du tabac qui avait débuté en 1818 sur l’île. L’usine Alban constitue pour la Corse un exemple rare d’architecture d’inspiration néo-mauresque ; la façade principale est décorée de mosaïques polychromes (source).

Le 30 avril 1492 à l’extrémité du promontoire de Capo di Bollo, à l’emplacement appelé Punta della Leccia, la banque de Saint Georges fait poser la première pierre de ce château fort qu’on appellera u castellu. Dans l’enceinte même de la citadelle on construit l’église Santa Croce et un moulin à vent qui va permettre aux habitants de la cité d’y apporter leur blé à moudre.A la fin du XVe siècle la nouvelle cité baptisée Aiacciu s’étend à l’intérieur d’un triangle délimité par la piazza del diamante, la piazza del olmo et la citadella (source).

Bon, vous vous doutiez qu’on allait parler du natif le plus célèbre d’Ajaccio bien sûr même si moi, étant Belge, c’est surtout Waterloo que je connais siffle

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De gauche à droite ci-dessus, sa maison natale, un écusson qui montre la fierté des Corses, le monument commémoratif de Napoléon 1er et la grotte Napoléon.
Concernant cette dernière, la tradition orale et la légende ont fait de “a grotta” le lieu où Napoléon enfant (mais il avait quitté Ajaccio à l’âge de 9 ans), adolescent (lorsqu’il est revenu pour un 1er séjour, il en avait 17) venait nourrir ses rêves de grandeur en contemplant la mer.
Cette tradition est probablement née en 1831 , lors de la visite officielle du prince de Joinville, l’un des fils du roi-citoyen Louis-Philippe.
Elle est devenue, depuis, l’un des symboles du culte bonapartiste local (source: panneau explicatif à proximité de la grotte).

Statue de Napoléon et ses frères

Ci-dessus, à droite, le chemin qui mène à la tour génoise et au phare des Sanguinaires 

La chapelle des Grecs, sur la route des Sanguinaires
Tout en haut, la tour génoise de Capo Nero
A droite, la Chapelle palatine dite impériale, crypte de la famille Bonaparte
Statue du Cardinal  Joseph Fesch, fondateur du musée qui porte son nom
Le phare des Sanguinaires
Alphonse Daudet “Les lettres de mon moulin”, le phare des Sanguinaires (extrait)
Et pour finir, cette grande sculpture de femme nonchalamment allongée dans l’herbe dont j’ignore l’auteur.

Et pour garder l’ambiance bien de là-bas je vous propose un moment musical…

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Voyage, voyage: Barcelone (4)

Barcelone est l’une des villes comportant le plus d’art public au monde. Mais cela n’a pas toujours été le cas! Jusqu’au XIXème siècle, son espace public est limité à cause des murailles qui l’enserrent, aussi est-il est réservé au marché ou aux festivités.

Ses murailles finissent par être abattues, mais ce n’est qu’à la chute du régime franquiste que l’espace public connaît un véritable renouveau. Les nouveaux élus de la mairie amorcent un changement urbanistique radical et se réapproprient les rues et les places. L’art est l’un des moteurs de cette mutation et on installe alors des sculptures un peu partout dans la ville.

Aujourd’hui, Barcelone est un vrai musée à ciel ouvert dans lequel on croise de nombreuses sculptures de la fin du XXème réalisées par des artistes internationaux reconnus. La rue n’est plus seulement une voie de communication, mais un espace social partagé (source).

Voici quelques-unes de ces grandes oeuvres en plein air (les explications proviennent de ce site également. Pourquoi se prendre la tête à reformuler ce qui est très bien fait? smiley)

Cette curieuse sculpture renvoie aux castellers, ces impressionnants châteaux humains traditionnels en Catalogne. Elle est située tout près de la Plaça Sant Jaume, où les castellers ont souvent lieu.

Homenatge als castellers (Hommage aux castellers), Antoni Llena i Font
Barcelona’s Head (La tête de Barcelone), Roy Lichtenstein

Cette sculpture a été réalisée par une grande figure du pop-art américain  alors que Barcelone s’apprêtait à recevoir les Jeux Olympiques de 1992.
Elle appartient à une série de portraits intitulée Brushstrokes (coups de pinceaux), référence à la manière dont les couleurs sont agencées pour obtenir le visage. La sculpture est recouverte de mosaïque en hommage à l’art nouveau catalan.

La gamba (La crevette), Javier Mariscal

L’histoire de cette énorme crevette est singulière puisqu’elle est commandée en 1989 pour un restaurant situé sur le Moll de la Fusta. Après les JO de 1992, plusieurs bars et restaurants de la zone sont contraints de fermer, dont celui qui arborait fièrement la gamba.
Elle appartient désormais à la mairie de Barcelone et représente les changements survenus à Barcelone dans le début des années 90.

Una habitació on sempre plou (une chambre où il pleut sans cesse), Juan Muñoz: cette installation est inachevée.

Elle comporte des personnages en bronze dans une sorte de cage, mais il lui manque le système d’arrosage prévu par l’artiste qui aurait permis au titre de l’œuvre de prendre tout son sens.

Le message est néanmoins véhiculé puisqu’il s’agit d’alléger la vision de l’homme sur sa solitude. C’est l’emplacement de l’installation, face à la mer et entre de grands arbres, qui lui confère toute sa force.

Homenatge a la natacio (Hommage à la natation), Alfredo Lanz

Comme son nom l’indique, cette sculpture représente des personnages en bronze exécutant différentes figures de natation: waterpolo, natation synchronisée, plongeons… Son jeu entre le vide et la matière la rend particulièrement intéressante.

Homenatge a la natacio (Hommage à la natation), Alfredo Lanz

D’une dimension de 56 mètres de long et 35 mètres de haut, ce poisson d’acier est un véritable symbole du port olympique de Barcelone. Sa forme courbée et le matériel qui la compose créent de beaux reflets dorés ou cuivrés sous les rayons du soleil.

Nous quittons les oeuvres de rue pour découvrir d’autres beautés de la ville.

Le port de Barcelone
Une bouille sympathique tout en haut dans le ciel

Et bien sûr cette très belle ancienne fontaine où on peut se désaltérer…

Les façades qui suivent ont attiré mon regard par leur aspect ouvragé.

Orfeo Català, le Palais de la musique catalane

C’est tout pour aujourd’hui mais, à Barcelone, quand y en n’a plus, y en a encore caché

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Voyage, voyage: l’Ardèche (1), Balazuc

Balazuc est une commune française, située dans le département de l’Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, labellisée Village de caractère et adhérant à l’association Les Plus Beaux Villages de France.

Balazuc est situé à 7 kilomètres de Vogüé et à 18 kilomètres d’Aubenas. C’est, depuis des millénaires, un site de gué sur l’Ardèche qui fut une place forte gauloise, d’après son nom Baladunum de bal, le rocher et dunum, la hauteur fortifiée en gaulois (voir Verdun, la forteresse principale, aussi Lugdunum ancien nom de Lyon…) (source).

Nous avions choisi de découvrir ce charmant village par la voix de la conteuse qu’on devine sur la première photo. Bien nous en a pris puisqu’elle nous a transportés dans son monde imaginaire pour notre plus grand plaisir et celui des enfants présents. D’un coup de baguette magique, elle a fait apparaître sorcières et personnages du passé…

Je vous laisse nous suivre à travers les belles ruelles et calades de Balazuc…

J’aime beaucoup cette grille qui évoque le soleil et ses rayons lumineux tout en laissant voir le magnifique toit de vieilles tuiles.

D’autres vues, d’autres infos par ici.

Nous descendons le chemin vers le vieil Audon d’où la vue sur les falaises est impressionnante

Nous arrivons dans un village coopératif et y croisons même une drôle de bestiole dont nous ignorons si elle est représentative de la faune locale

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Voyage, voyage: Barcelone (3)

Le palais du lieutenant (palau del lloctinent)

Ce palais (1549-1557) servit de résidence aux « lieutenants » du roi, c’est-à-dire aux vice-rois de Catalogne, après qu’eut été réalisée l’unité espagnole. Ses trois façades sont sévères et très dépouillées. Le style gothique tardif prédomine avec des éléments Renaissance, exemple typique de l’architecture du 16e s. L’entrée principale, carrer dels Comtes, conduit à un ravissant patio, avec de grands arcs au rez-de-chaussée. À l’étage, vous découvrirez une galerie toscane et un élégant escalier (source).

Le plafond, magnifiquement ouvragé, mérite vraiment de lever les yeux voir

Cette magnifique porte en bronze a été réalisée par l’architecte Josep Maria Subirachs, en 1975. Elle se trouve dans le “Palau del Lloctinent”. Elle avait pour mission de relier le palais des vice-rois avec le salon principal (salon de Tinell) de l’ancien Palais Royal. Sur cette porte, est représenté St. Georges avec le dragon à ses pieds, et sur sa tête, le bouclier avec quatre barres des Comtes de Barcelone et des rois d’Aragon. Il y a aussi différentes inscriptions et des textes en latin, catalan et aragonais, qui racontent les différents exploits et batailles de St Georges. À gauche du Saint, il y a un panneau explicatif et une carte de la Méditerranée du XIIIe au XVe siècle, époque de l’expansion du Règne d’Aragon (source).

Chapelle Sainte-Agate, plaça del Rei

La Chapelle Sainte-Agathe, également connue sous le nom de “Capilla Real”, a été construite au XIVe siècle, elle ne fut consacré à Sainte-Agathe qu’au XVIIe siècle.

Plaza del Rey est un petit bijou caché dans le quartier gothique. Il s’agit d’une petite place avec une belle architecture et une ambiance chaleureuse. Plaza del Rey est situé au cœur du quartier gothique. Il est l’un des quartiers les plus charmants de Barcelona. La place en elle-même est composée de 3 bâtiments différents. Le premier est la chambre Tinell qui a été commandé au le 14ème siècle par le roi Pedro, le second est la Chapelle royale de Sainte-Agathe construit un peu plus tôt au début du 14ème siècle, au nom du roi Jacques d’Aragon. C’est une extension de la célèbre cathédrale. Le troisième et dernier bâtiment est le Palais de Lloctinent construit par le roi Carlos, plus tard en 1549 (source).

 Plaza Sant Jaume : Une petite place, mais extrêmement importante, car elle est située en plein cœur de la ville depuis l’époque médiévale, et a été le centre de l’élaboration des politiques et des activités administratives de la ville : le forum. Sur cette même place, le temple de l’empereur Augusto a été projeté, duquel seulement quatre colonnes romaines ont été conservées, situées aujourd’hui sur la rue Paradis. À cette époque, ce lieu a été établi comme un règlement militaire, dans lequel les deux principales rues de la ville se croisent : «cardo» et «decumanus». Depuis lors, et même au jour d’aujourd’hui, c’est là où sont célébrés les événements les plus importants de la vie publique. Et où nous trouverons actuellement le Palau de la Generalitat de Catalunya (Siège du gouvernement catalan) et la Casa de la Ciutat ou Ayuntamiento de Barcelone (la mairie), l’un en face de l’autre (source).

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Voyage, voyage: l’île de beauté (8), le pont génois de Zipitoli

Ce pont génois est un ouvrage d’art qui date du XVe siècle. Il est classé monument historique. Il se trouve sur la commune de Bastelica.

Une agréable balade au coeur de la forêt de Pineta nous amène vers ce pont dont l’arche unique enjambe la rivière d’Ese.

Heureusement que des panneaux nous guident étant donné qu’on ne voit rien depuis la route.

Sampiero Corso fait partie, avec Napoléon 1er et Pascal Paoli,  des Corses les plus célèbres.

Nous continuons sur les routes sinueuses et rencontrons quelques cochons sauvages.

Nous arrivons ensuite à Tavera.

Ce village doit son nom à une famille noble espagnole, dont le père s’appelait Juan Antonio Pagano nobile Tavera. Arrivant en Corse au XVIe siècle dans la région d’Ajaccio, elle s’installa très vite dans la montagne à 800 m, dans un endroit nommé Tavera Vecchia (Tavera la vieille). À cet endroit subsistait une vieille église romane datant du VIIe siècle non loin du village actuel de Bocognano. Puis cette famille, avec ses serviteurs, descendit dans la vallée et fonda Tavera. Ils construisirent en 1622 une grande maison appelée Casalta (la maison haute). Une autre maison, érigée plus tard, porte le nom de Casa-nova.

Napoléon Bonaparte, alors capitaine d’artillerie, s’opposa à Pascal Paoli, qui voulait rattacher la Corse à l’Angleterre. Dénoncé et poursuivi, Bonaparte quitta précipitamment Corte pour Ajaccio, et trouva refuge à Tavera, dans la famille Mancini.

L’essor du village fut vraiment réel vers 1880, avec une des premières maisons communales comprenant une école, édifiées en Corse. Et se développa avec l’arrivée du chemin de fer (gare de Tavera) (source).

En chemin, nous trouvons ce panneau explicatif au col de Scalleda, un des principaux cols de Corse..

La montagne est un élément déterminant de la vie des communautés insulaires.
Par son étendue, son altitude et sa structure, elle découpe la Corse en 2 régions naturelles (l’Au-delà et l’En-deça des monts) et cloisonne la majeure partie des microrégions.

A bientôt pour la suite de nos balades corses…

 

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Voyage, voyage: Pays Basque (8) Salies de Béarn, la petite Venise du Béarn

Nous abandonnons les villes de la frontière franco-espagnole pour aller cette fois visiter la charmante petite ville de Salies de Béarn.

Selon la légende, Salies-de-Béarn aurait été découverte suite à une partie de chasse. Un sanglier traqué aurait échappé à ses poursuivants. La bête blessée aurait été retrouvée dans un marécage quelques jours plus tard en train d’agoniser, les soies couvertes de cristaux de sels. Dans un dernier souffle de vie, le sanglier leur aurait déclaré en béarnais “Si you nou eri mourt, arres n’y bibéré” : « Si je n’y étais pas mort, personne n’y vivrait.”. c’est ainsi que les hommes auraient découvert la présence de l’eau salée à Salies-de-Béarn et s’y seraient installés (source).

Il est important de se souvenir de la valeur du sel à l’époque. Sans sel, aucun moyen de garder les aliments. Celui qui possédait du sel en quantité était donc assuré d’une grande richesse. Savez-vous que le sel de Salies est un des 2 seuls qui puisse être utilisé pour la préparation du Jambon de Bayonne avec IGP (indication géographique protégée)?
Une dernière information encore, la Commission européenne a reconnu l’appellation “Sel de Salies de Béarn” comme IGP le 14 juin 2016.

Plaque commémorative des sources salées

Le bourg

L’église Sait-Vincent

Des maisons typiques de Salies

Une plaque apposée sur une façade nous rappelle la visite de Jeanne d’Albret à Salies au 17ème siècle.

La silhouette de Jeanne est évoquée sur la galerie supérieure

Des vieux ponts enjambent le Saleys

Des maisons aux toits typiques de Salies

Un syndic de 40 part-prenants, tous descendants des premières familles installées sur les lieux, est élu tous les 5 ans et a la mainmise sur l’or blanc de Salies.

Si cette ville vous a plu et que vous souhaitez en savoir davantage sur son histoire, je vous invite à me suivre ici pour découvrir d’autres choses intéressantes.

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Voyage, voyage: Barcelone (3)

Nous avons envie de prendre un peu de hauteur pour avoir une vue d’ensemble de la ville et, pour ce faire, la tour panoramique située à côté des Arenas nous semble un bon plan.

Voilà ce que nous voyons de là-haut

Dona i ocell” de Joan Miro bien sûr, une sculpture de 22 mètres de haut placée à l’entrée du parc Joan Miro
Vue sur le parc Miro
Vue sur l’autre côté de la place d’Espagne

En redescendant de la tour panoramique, nous nous baladons parmi des constructions assez particulières et très ouvragées.

Monument au président Macià place de Catalogne
Je me demande si les médicaments sont lancés par des raquettes de tennis…

coup droit

 

Jolie fontaine dans le quartier gothique
Une autre jolie fontaine rue de la Portaferissa

Nous continuons à nous imprégner de l’atmosphère plaisante de ce quartier gothique et de quelques grands bâtiments

Une chose qu’on ne trouve pas vraiment chez nous: des cornets de morceaux de charcuterie
La basilique Santa Maria del Pi, vue de côté…
…et de face.
Une autre façade très décorée
Plaça Nova
La cathédrale Sainte-Croix

Les photos que je partage ici sont dans l’ordre de mon parcours dans la ville ce qui vous permet de vous placer dans mes pas et de découvrir la ville comme je l’ai fait moi-même ce qui explique que les photos semblent parfois n’avoir aucun lien entre elles…

Vous vous en doutez, j’ai encore du lourd à présenter sur cette ville passionnante 

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Voyage, voyage: l’île de beauté (7), Sartène

Nous continuons sur les routes corses qui nous mènent cette fois à Sartène.
Les maisons aux façades grises et brunes, les remparts de granit dominant la vallée donnent beaucoup de caractère à ce magnifique endroit. Baladez vous dans les rues du vieux Sartène, perdez vous dans ce labyrinthe de venelles pavées et de passages secrets.

« La plus corse des villes corses » selon Prosper Mérimée, Sartène domine le golfe du Valinco et offre un panorama exceptionnel jusqu’aux aiguilles de Bavella. Cette « Ville d’Art et d’Histoire » vous fera découvrir un patrimoine urbain, religieux, naturel d’une grande diversité et d’une grande richesse (source).

L’église Sainte-Marie

Le « Catenacciu » littéralement « l’enchaîné » vous fera revivre l’ascension du christ au Mont Golgotha dans la ferveur religieuse de centaine de pèlerins venus de  toute la Corse.

La croix portée par le pénitent pendant la procession

Nous mangeons une très bonne assiette de charcuteries corses sur la terrasse agréable du restaurant Le Sartène puis visitons le moulin à huile où nous pouvons voir tous les outils nécessaires à la fabrication d’une bonne huile d’olive.

 

 

A bientôt pour la suite de la balade…

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Découverte: l’abbaye d’Orval (Belgique)

L’abbaye Notre-Dame d’Orval est un monastère cistercien-trappiste situé en Belgique dans la province de Luxembourg à 1 km de la frontière française.

C’est un peu par hasard que nous l’avons visitée, nos roues nous ayant conduits devant l’entrée alors que nous nous dirigions vers un endroit…où nous ne sommes jamais arrivés ce jour-là!

L’occasion était trop belle d’aller visiter enfin cet endroit mondialement connu  et pas seulement parce que le Monastère d’Orval est le fruit d’une très longue histoire

L’entrée
Nef, transept et sanctuaire de la première abbatiale (en ruines)
Porte de l’abbatiale en ruine donnant sur le cloître

Le tombeau de Wenceslas

La rosace symbole de la nouvelle abbaye

 La légende de la fontaine Mathilde

La fontaine Mathilde

La source abondante d’ORVAL et qui porte le nom de FONTAINE MATHILDE est surtout célèbre par la légende qui s’y rattache depuis les temps les plus anciens.
On raconte en effet que la comtesse Mathilde de Toscane (1046-1115), veuve de Godefroy le bossu, s’était rendue à Orval peu après la mort de son époux pour une partie de chasse. Au cours de cette partie, elle arrêta son coursier dans un coin qui lui était encore inconnu. Elle y découvrit une petite fontaine et près d’elle un modeste oratoire dédié à la Vierge.
Mathilde s’assis sur la margelle de la fontaine pour y reprendre son souffle et passait et repassait la main dans l’eau. Soudain, elle eut l’impression que l’on arrachait l’un de ses doigts.
Retirant promptement sa main de l’eau, elle découvrit que sa bague, dernier souvenir de son cher époux décédé, avait disparu. Aussitôt, les larmes dans la gorge, Mathilde, s’en fut prier la Vierge. Revenant à la fontaine, quelle ne fut pas sa surprise de voir surgir hors de l’eau un gros poisson lui rapporter tout simplement l’anneau d’or serti d’un gros diamant. Éperdue de bonheur, elle fit vœu d’ériger un monastère en ce lieu (source)

La brasserie d’Orval 

La fromagerie et la brasserie d’Orval ne se visitent pas mais une installation dans les Communs Abraham permet de comprendre la fabrication de la bière.

En 1931, l’installation d’une brasserie au sein même de l’abbaye fut décidée afin d’aider financièrement à la construction du nouveau monastère. Actuellement et dans la tradition cistercienne, la communauté monastique consacre principalement à l’aide sociale les revenus liés à la vente de la bière sous le nom Orval. Il n’existe qu’onze brasseries trappistes au monde dont six en Belgique. Seules les bières brassées au sein d’une abbaye, sous le contrôle des moines cisterciens qui y vivent, ont le droit de porter cette appellation. Il y a une seule bière brassée à l’abbaye. Elle est ambrée de fermentation haute (6,2 % d’alcool) et se caractérise par un arôme et une amertume typiques (source)

“Beer is proof that God loves us and wants us to be happy.” (Benjamin Franklin) 

La nouvelle abbatiale
Le jardin médicinal

Si vous souhaitez en savoir encore plus c’est ici.

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