L’agenda ironique de juin
- Publication publiée :25 juin 2021
- Post category:Agenda ironique/Ecriture
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Après une pause, j’ai décidé de rempiler pour l’agenda de ce mois. Il faut dire qu’Anapodoton me manquait un peu et l’appel du pied de Toutlopera m’a titillée😊.
C’est Max-Louis, alias Iotop, qui héberge l’AI de juin et qui nous a donné des consignes que je résume ci-dessous:
Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la langue écrite de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.
Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Insomniaque
– Chouette
– Frigoriste
– Narine
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).
C’est bien beau tout ça mais les textes doivent être envoyés avant le 26 juin et je suis très occupée actuellement.
Cruel dilemme mais tant pis, le texte sera court et un peu bâclé mais il aura le mérite d’exister (comme on dit quand on n’est pas très confiant 🙃)
Je vous livre donc une nouvelle histoire d’Ana et si vous voulez vous rafraîchir la mémoire, les épisodes précédents sont ici: 1, 2 et 3.
Petite rencontre entre amis
Plus d’un an s’était écoulé depuis la rencontre en Absurdie entre Onésime et Ana. Le monde avait été secoué et les voyages étaient devenus quasi impossibles.
La vie reprenait doucement et les deux compères qui avaient beaucoup échangé (béni soit Internet) s’étaient juré que, dès que possible, Onésime viendrait voir le village natal d’Ana. Tout le monde à Hotton était au courant de l’évènement : Onésime arriverait samedi midi !
Il y avait bien sûr François, l’ami de toujours, lui qui réussissait les meilleures frites de la région, celles qui faisaient saliver Ana comme un escargot par temps de pluie. Il faut dire qu’Ana dévorait un sachet de frites en moins de 2 minutes chrono au point que François l’avait baptisé avec humour « le frite-ogriste », c’est dire…
Venait ensuite Sandrine, la fille du cantonnier, qu’Ana avait enfin regardée de plus près. Il avait enfin admis que c’était une chouette fille depuis que leurs langues s’étaient trouvées, un peu par hasard, beaucoup par plaisir. Elle se réjouissait vraiment de rencontrer Onésime après qu’Ana lui ait raconté leur virée, en omettant toutefois certains détails moins glorieux… Par exemple le soir où ils étaient sortis du bar en gueulant à tue-tête « C’est nous les gars de la nariiiiiiine… » (air connu) juste parce qu’ils avaient un petit coup dans le nez.
Y avait aussi Dédé la boulange, copain d’enfance de François et Ana, et tous les autres jeunes du village qui avaient soutenu Ana depuis son accident et qui suivaient assidument ses pérégrinations sur Face de bouc.
Il faut dire que c’était un battant Ana. Ses pensées tournaient plus vite que les roues de son fauteuil. Il était souvent speedé même si parfois, de manière inexpliquée, son moral chutait brutalement en même temps qu’une grande fatigue l’envahissait. Heureusement, il avait trouvé le remède : une sieste réparatrice remettait tout en ordre il se trouvait plus en forme au réveil que jamais, prêt à redémarrer plein de choses. C’était ce qu’il appelait en son for intérieur faire « un somme-niaque ».
Bref, l’excitation était à son comble en attendant l’arrivée d’Onésime. C’est sûr que la soirée se terminerait comme la dernière page d’un album d’Astérix : par un grand banquet et des chansons à ne pas mettre entre toutes les oreilles…
Je pense qu’Ana vivra encore de nombreuses aventures mais d’ici là je vous invite à aller lire les autres textes chez Iotop et à aller y voter pour votre préféré entre le 27 et le 30 juin (de cette année bien sûr 😉).
Bonne lecture et bonne fin de semaine.