Découverte: l’abbaye Maria Laach (D)
- Publication publiée :17 octobre 2024
- Post category:Artistes/Découverte/Eglise, chapelle,.../Jardins/Régions
- Commentaires de la publication :14 commentaires
La dernière curiosité de l’Eifel volcanique dont je souhaite vous parler est un lieu historique, il s’agit de l’abbaye de Bénédictins Maria Laach (Sainte-Marie du Lac).
L’activité volcanique au cours du temps
Au plus profond de la terre, il y a un grondement. On entend un grondement sourd. C’est de plus en plus fort. La terre tremble. De plus en plus. Il se gonfle jusqu’à ce que soudain une énorme explosion creuse un profond cratère dans le paysage au nord de l’actuel Mendig. Une énorme colonne de cendres obscurcit le ciel. Pendant des jours, il pleut de la pierre ponce et des cendres sur toute l’Europe, puis de la lave rougeoyante qui se déverse sur les vallées et les villages environnants. Là où poussaient autrefois des pins, des bouleaux et des peupliers, il ne reste plus qu’un paysage lunaire stérile.
C’est ainsi que cela devait être il y a 12 900 ans, lorsque les dernières éruptions volcaniques de l’Eifel ont laissé leur empreinte et détruit toute vie dans la région. À l’époque, le volcan Laacher See a craché à plusieurs reprises des gaz, de la pierre ponce et des débris rocheux dans l’air après que le magma ascendant a touché des couches aquifères à une profondeur de trois kilomètres. Si cela avait été le cas, le lac Laacher See n’aurait probablement été qu’un maar (lac volcanique), comme il en existe encore aujourd’hui environ 70 dans l’Eifel. Mais la terre ne s’est pas reposée. Les colonnes de cendres se sont effondrées et des braises chaudes atteignant 500 degrés Celsius ont rempli les vallées vers Brohltal et Pellenz.
Plus tard, au cours de milliers d’années, l’énorme cratère s’est finalement rempli d’eau et le lac Laach s’est formé. Avec une superficie d’environ 3,3 kilomètres carrés et une profondeur d’eau de plus de 50 mètres, c’est le plus grand lac de Rhénanie-Palatinat et une destination populaire pour les baigneurs, les campeurs et les personnes à la recherche de loisirs, ainsi que pour les visiteurs de l’abbaye bénédictine voisine de Maria Laach, dont les propriétés comprennent le Laacher See. En outre, des oiseaux aquatiques rares peuvent être observés chaque année dans les zones de rivage couvertes de roseaux, qui sont parsemées de nénuphars.
L’éruption du volcan Laacher See, il y a 12 900 ans, a été la dernière de l’histoire de l’Eifel volcanique. Depuis lors, il n’y a plus eu de grondement sous la surface de la terre. Sur la rive orientale du Laacher See, cependant, les rameurs et les promeneurs observent à plusieurs reprises un bouillonnement trompeur. Des dioxydes de carbone, appelés mofettes, remontent régulièrement à la surface ici. Car les volcans n’ont pas disparu. Ils ne font que « dormir ». (Source)
L’abbaye bénédictine de Maria Laach est située dans une caldeira, une chambre magmatique qui s’est effondrée. En dessous de la réserve naturelle, à près de 45 kilomètres de profondeur, commence ce que l’on appelle l’Eifel-Plume. (Source)
L’histoire de l’abbaye en quelques dates
- 1093: le comte palatin Henri II de Laach fonde l’abbaye
- 1156: la consécration de l’église
- 1220: la construction du parvis (« Paradis »)
- 1802: sécularisation, l’abbaye est fermée
- 1863: les Jésuites allemands s’établissent au monastère pour y fonder le Collegium Maximum
- 1892: les Bénédictins de la congrégation de Beuron reprennent possession de l’abbaye
- 1932: dans la cour intérieure du parvis, les artisans de Laach créent la Fontaine des Lions
- 1933: Konrad Adenauer trouve refuge à l’abbaye pour se protéger des Nazis
- 1993: fête des 900 ans de la fondation de l’abbaye et élargissement du nombre de cloches passant de 6 à 12. 12 est très rare dans l’art campanaire et ces cloches ont été créées par les Fonderies Causard (détails pages 7 et suivantes)
Avant l’église se trouve ce que l’on surnomme le Paradis, un atrium presque carré du XIIIe siècle, composé de trois ailes avec des arcades ouvertes. Il s’agit du seul paradis de ce type qui soit encore conservé au nord des Alpes. Au centre de la cour intérieure se trouve un petit jardin et la bouillonnante fontaine du Lion, créée en 1928 par le frère Radbod Commandeur. (Source)
Nous terminons notre visite du côté de la ferronnerie de l’abbaye: créative, variée et avec beaucoup d’amour pour le détail. Le jardin accessible montre des objets de cuivre, de bronze, de fer forgé et acier alliés au verre, au bois et à la pierre.
C’est sur les photos de ces jolies oeuvres que nous terminons notre petite exploration de l’Eifel.
Bonne journée 😊.
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Découverte: l’Eifel volcanique (D)
- Publication publiée :15 octobre 2024
- Post category:Découverte/Nature/Régions
- Commentaires de la publication :9 commentaires
Nous avons eu un premier contact avec l’Eifel volcanique en octobre 2023. Nous logions alors à Adenau, charmante petite ville près du circuit automobile du Nürburgring.
En nous promenant dans le coin, nous avions vu, au bord de la route, un petit geyser appelé Wallender Born.
Une fontaine apparemment paisible se réveille, commence à bouillonner. Soudain, une fontaine d’eau froide à 9°C s’élance dans le ciel, bouillonnant pendant six minutes. Puis, tout aussi instantanément, le phénomène s’arrête, le « Brubbel », comme les locaux appellent affectueusement leur phénomène, se calme. La base de ce spectacle naturel est une source d’eau gazeuse comme il en existe des centaines dans l’Eifel.
Le fait que le « Brubbel » crache encore aujourd’hui à intervalles aussi réguliers peut s’expliquer par une comparaison: à l’instar d’une bouteille d’eau gazeuse que l’on secoue, la pression dans la chambre souterraine augmente. À un moment donné – plus précisément au bout de 35 minutes – la pression dépasse celle de la colonne d’eau située au-dessus. C’est la naissance du Wallende Born, le geyser d’eau froide de l’Eifel.(Source)
Cela nous avait suffisamment intéressés pour nous donner envie d’y retourner dans de meilleurs conditions climatiques. C’est ce que nous avons fait en mai 2024. Nous logions cette fois à Andernach (dont je vous ai proposé la visite ici) où se trouve le musée Geysir. La visite complète dure environ 3 heures et commence dans le musée par un voyage imaginaire sous la terre. Il est très difficile de raconter tout ce qu’on y découvre mais je vais essayer.
Je vous montre le fascicule reçu à l’entrée ainsi que quelques photos de l’intérieur.
Et bien sûr, mes photos sont accessibles en cliquant sur l’image ci-dessous. Bonne découverte!
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Du côté de chez Ma
- Publication publiée :12 octobre 2024
- Post category:Ma
- Commentaires de la publication :26 commentaires
Ce samedi, Ma nous propose comme thème à illustrer en photo: « automne ». Il n’y a pas tellement longtemps qu’on y est et les arbres sont encore bien verts. Heureusement que dans mes archives de sortie en groupe amical de photographes amateurs j’ai de la réserve 😉.
Je vous propose la photo ci-dessous prise dans la commune d’Anthisnes à une vingtaine de km de chez moi.
Maintenant on file chez Ma voir comment sont les autres illustrations de l’automne et on s’apprête à passer un bon week-end 👍.
C’est dimanche d’élections en Belgique. Nous allons choisir nos élus communaux, ceux dont nous sommes le plus proches et de qui dépend « l’ambiance » dans notre lieu de vie. C’est pas rien!
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Voyage, voyage: Andernach (D)
- Publication publiée :11 octobre 2024
- Post category:Château/Découverte/Eglise, chapelle,.../Jardins/Ville/Voyages
- Commentaires de la publication :9 commentaires
Il y a quelques mois, nous sommes allés découvrir un coin d’Allemagne situé à moins de 200 km de notre domicile. Il s’agit de la ville fortifiée d’Andernach, à la limite de l’Eifel volcanique.
Après avoir visité la ville pour prendre sa température et voir les fortifications, nous avons aussi visité le très intéressant musée Geysir, dont je vous parlerai ultérieurement.
Une plaque commémorative nous rappelle que c’est à Andernach qu’est né l’auteur américain Charles Bukowski en 1920. Il a été baptisé au Mariendom.
Si voir les photos de cette ville allemande vous intéresse, je vous invite à cliquer sur la photo ci-dessous.
De cette région, il me reste à parler de l’activité volcanique et de l’abbaye Maria Laach (Marie du Lac). Deux points d’attraction incontournables de l’endroit 👍.
A bientôt.
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Du côté de chez Ma
- Publication publiée :5 octobre 2024
- Post category:Ma
- Commentaires de la publication :35 commentaires
Ce samedi Ma nous demande de proposer une photo personnelle pour illustrer le thème « imprimé« .
J’aime bien les textiles imprimés de textes pour autant qu’ils aient un sens ou fassent sourire.
Je commence par une photo que j’ai prise d’un T-shirt exposé en vitrine.
Et puis je vais faire un peu de publicité pour un vendeur de tablier à messages humoristiques imprimés que je rencontre souvent sur les marchés de ma région (c’est lui sur les photos de son flyer).
Pour voir toute sa collection c’est ici.
Et maintenant on va voir les imprimés chez Ma et puis on passe un beau week-end automnal.
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Voyage, voyage: Rodemack (F)
- Publication publiée :2 octobre 2024
- Post category:Château/Découverte/Eglise, chapelle,.../Murs/Régions/Voyages
- Commentaires de la publication :10 commentaires
Le week-end des Journées du Patrimoine en France, nous avons décidé d’aller découvrir un des plus beaux villages de France: Rodemack en Lorraine (Moselle) situé sur l’ancienne voie romaine Metz-Trêves.

Aux frontières du Luxembourg et de l’Allemagne, Rodemack doit son surnom de « petite Carcassonne lorraine » aux imposants remparts qui enserrent le village et à sa citadelle.
L’origine du village est très ancienne puisque l’on en trouve mention dans les archives officielles dès 880. Vassal de la maison de Luxembourg du 10ème au 20ème siècle, Rodemack (alors nommée « Rotinpach »), a conservé l’héritage de cette influence culturelle germano-luxembourgeoise. En témoignent une particularité du patrimoine local, les « Bildstocks« , monuments religieux apparentés à des calvaires. Présents dans le village, au pied de la Chapelle Notre-Dame et à l’entrée du Lavoir, ils sont typiques de ce que l’on appelle ici le « Pays des Trois Frontières », point de rencontre entre la France, le Luxembourg (6 kilomètres) et l’Allemagne (20 kilomètres). (Source)
Ci-dessous nous voyons la Porte de Sierk, par où nous sommes entrés et dont nous parlerons plus tard.
J’ai pris pas mal de photos de cette petite Carcassonne lorraine et si ça vous dit de les voir, vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous.
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Du côté de chez Ma
- Publication publiée :28 septembre 2024
- Post category:Ma
- Commentaires de la publication :31 commentaires
Ce samedi Ma nous demande d’illustrer le thème « avenir« . J’avoue que ce thème m’a posé problème pour trouver comment choisir une photo personnelle qui convienne…
En cherchant des idées, j’ai lu cette citation de Victor Hugo que j’ai trouvée intéressante:
Je préfère l’avenir au passé, car c’est là que j’ai décidé de vivre le restant de mes jours.
Mais ça ne m’a pas tellement aidée alors j’ai finalement choisi la photo ci-dessous prise à Marche et déjà montrée dans un article précédent.
Dans l’avenir, les humains iront-ils sur une autre planète pour y vivre? Ou alors l’air de la terre sera-t-il si pollué qu’il faudra se protéger? Ou protéger sa peau des brûlures du soleil quand la couche d’ozone aura disparu? Rien de bien gai dans ma vision de l’avenir je le reconnais, mais la folie des hommes nous laisse-t-elle espérer autre chose?
Ma par contre est plus optimiste 👍.
Je vous invite à aller chez Ma voir les autres interprétations et je vous souhaite, dans un avenir très proche, un excellent week-end😉 .
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L’agenda ironique de septembre 2024: ma proposition
- Publication publiée :23 septembre 2024
- Post category:Agenda ironique/Ecriture
- Commentaires de la publication :16 commentaires
Ce mois-ci c’est Jean-Louis, alias Toulopera, qui nous a concocté des consignes pour l’agenda ironique. Et quelles sont-elles ces consignes?
Le thème principal sera « les chansons de l’échanson ». Je vous propose donc de nous proposer un texte où apparaîtront des chansons, enfantines ou non, populaires ou non, sophistiquées ou non.
En contrainte supplémentaire, que diriez-vous d’utiliser des mots tels qu’échanson, vistemboir, saxifrage et sigillographie, ainsi que l’expression « le diable est dans les beffrois ».
Ma proposition est la suivante:
Les chansons de l’échanson en chaussons de Chauzon
Il était une fois un échanson qui collectionnait les vistemboirs de toutes sortes pourvu qu’ils permettent de boire : autant les verres que les seaux (ce qui n’a rien à voir avec la sigillographie évidemment mais bien avec la sitellofrigiphilie comme tout le monde ne le sait pas).
Il allait de château en château égayer les princes (qui étaient parfois déjà gays et gais avant son arrivée) avec ses chansons entraînantes les incitant à lever le verre, le gobelet, la coupe ou le hanap, dans tous les cas le coude.
Lui-même buvait très peu de boissons alcoolisées de crainte de verser à côté du récipient et de salir ses chaussons. Il faut dire qu’il avait toujours bon pied bon œil grâce à ses chaussons anti-dérapants. Il était arrivé à des collègues de glisser sur les reliefs du repas souvent jetés au sol et il préférait éviter de choir. D’autant plus qu’à l’époque, les assurances pour accidents de travail n’existaient pas encore. Mieux valait donc rester prudent. De la même manière, il demandait aux approvisionneurs en tonneaux de vin d’utiliser un accessoire pour les transporter afin de ne pas se blesser. Il disait toujours que le diable est dans les beffrois et que c’est là qu’il faut aller le chercher.
A Chauzon, et dans les environs, il entonnait « Chevaliers de la table ronde » et tous reprenaient avec lui en hurlant « goûtons voir si le vin est bon ». Bien sûr, le ton montait au fur et à mesure que le niveau des barriques baissait tandis que les invités trinquaient en se saluant suivant la formule locale « à Chauzon, tout est bon ».
Il fallait les entendre s’égosiller en rinçant leur gosier. « C’est à boire, à boire, à boire… » et l’échanson les servait tout en n’étant jamais ronchon. Les plus gourmands buvaient en faisant « Et glou, et glou, et glou » tandis que l’assemblée entonnait « Il est des nôooootres » en bafouillant et bavant de plus en plus.
Est-il utile de dire que tous, sauf l’échanson bien dans ses chaussons, zigzaguaient ensuite en beuglant dans les rues de Chauzon ? En chemin vers leur maison, ils se soulageaient en chantant « De ventre en pisse, La voilà la joli’ pisse, Pissi-pissons pissons le vin, La voilà la joli’ pisse »[1]. Avec tout ce qu’ils buvaient, c’est clair qu’ils n’avaient pas de problèmes aux reins et donc nul besoin de remède saxifrage[2]!
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Du côté de chez Ma
- Publication publiée :21 septembre 2024
- Post category:Ma
- Commentaires de la publication :36 commentaires
Ce samedi, Ma nous demande d’illustrer le thème « gourmandise« . Comme j’ai plutôt le bec sucré j’ai choisi une photo prise récemment à Flavigny.
A Flavigny, on peut goûter des anis aromatisés naturellement de moultes manières et voir comment la fabrication se faisait à l’origine dans de grandes cuves en cuivre. Séquence nostalgie ci-dessous 😉.
Je vous invite à passer voir chez Ma de quoi sont gourmands les autres participants au défi et je vous souhaite un excellent week-end.
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