L’agenda ironique de septembre 2024: ma proposition

Ce mois-ci c’est Jean-Louis, alias Toulopera, qui nous a concocté des consignes pour l’agenda ironique. Et quelles sont-elles ces consignes?

Le thème principal sera « les chansons de l’échanson ». Je vous propose donc de nous proposer un texte où apparaîtront des chansons, enfantines ou non, populaires ou non, sophistiquées ou non.

En contrainte supplémentaire, que diriez-vous d’utiliser des mots tels qu’échansonvistemboirsaxifrage et sigillographie, ainsi que l’expression « le diable est dans les beffrois ».

Le joyeux violoniste Gerard van Honthorst 1623, Rijksmuseum, Amsterdam

Ma proposition est la suivante: 

Les chansons de l’échanson en chaussons de Chauzon

Il était une fois un échanson qui collectionnait les vistemboirs de toutes sortes pourvu qu’ils permettent de boire : autant les verres que les seaux (ce qui n’a rien à voir avec la sigillographie évidemment mais bien avec la sitellofrigiphilie comme tout le monde ne le sait pas).

Il allait de château en château égayer les princes (qui étaient parfois déjà gays et gais avant son arrivée) avec ses chansons entraînantes les incitant à lever le verre, le gobelet, la coupe ou le hanap, dans tous les cas le coude.

Lui-même buvait très peu de boissons alcoolisées de crainte de verser à côté du récipient et de salir ses chaussons. Il faut dire qu’il avait toujours bon pied bon œil grâce à ses chaussons anti-dérapants. Il était arrivé à des collègues de glisser sur les reliefs du repas souvent jetés au sol et il préférait éviter de choir. D’autant plus qu’à l’époque, les assurances pour accidents de travail n’existaient pas encore. Mieux valait donc rester prudent. De la même manière, il demandait aux approvisionneurs en tonneaux de vin d’utiliser un accessoire pour les transporter afin de ne pas se blesser. Il disait toujours que le diable est dans les beffrois et que c’est là qu’il faut aller le chercher.

A Chauzon, et dans les environs, il entonnait « Chevaliers de la table ronde » et tous reprenaient avec lui en hurlant « goûtons voir si le vin est bon ». Bien sûr, le ton montait au fur et à mesure que le niveau des barriques baissait tandis que les invités trinquaient en se saluant suivant la formule locale « à Chauzon, tout est bon ».

Il fallait les entendre s’égosiller en rinçant leur gosier. « C’est à boire, à boire, à boire… » et l’échanson les servait tout en n’étant jamais ronchon. Les plus gourmands buvaient en faisant « Et glou, et glou, et glou » tandis que l’assemblée entonnait « Il est des nôooootres » en bafouillant et bavant de plus en plus.

Est-il utile de dire que tous, sauf l’échanson bien dans ses chaussons, zigzaguaient ensuite en beuglant dans les rues de Chauzon ? En chemin vers leur maison, ils se soulageaient en chantant « De ventre en pisse, La voilà la joli’ pisse, Pissi-pissons pissons le vin, La voilà la joli’ pisse »[1]. Avec tout ce qu’ils buvaient, c’est clair qu’ils n’avaient pas de problèmes aux reins et donc nul besoin de remède saxifrage[2]!

[1] Source

[2] Source

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Du côté de chez Ma

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Ce samedi, Ma nous demande d’illustrer le thème « gourmandise« . Comme j’ai plutôt le bec sucré j’ai choisi une photo prise récemment à Flavigny.

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A Flavigny, on peut goûter des anis aromatisés naturellement de moultes manières et voir comment la fabrication se faisait à l’origine dans de grandes cuves en cuivre. Séquence nostalgie ci-dessous 😉.

Je vous invite à passer voir chez Ma de quoi sont gourmands les autres participants au défi et je vous souhaite un excellent week-end.

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Et si on lavait notre linge sale?

J’ai rencontré quelques anciens beaux lavoirs lors de mes vacances cette année. Je suis toujours émue de voir ces lieux et d’imaginer toutes les conversations qui s’y sont échangées. Je vous les montre, ce sera notre manière, moderne, de converser 😉.

Il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous.

 

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Pierre qui roule… 1ère partie

Il y a cinq ans déjà, je vous emmenais au Centre d’interprétation de la pierre à Sprimont, pas très loin de chez moi (rappel). 

Cette année avait lieu le trentième festival de sculpture sur pierre. L’occasion était belle d’aller visiter le site et de voir les artistes au travail.

Les pierres bleues (petit granit) sont fournies par la carrière, les sculpteurs choisissent celle qui les inspire et se mettent au travail sur le site. C’est très chouette de voir évoluer leur travail de jour en jour.

Cette année, exceptionnellement, des visites guidées étaient organisées sur les lieux de travail habituels des carriers. Je vais vous y emmener avant de vous montrer quelques réalisations des sculpteurs présents.

Visite du site

La guide nous explique ce que sont les traces visibles sur les pierres.

Dans un grand hall, on voit les blocs qui viennent de la carrière de Chanxhe et la machine qui les débite en tranches sous eau.

La machine de finition

Ci-dessous, à gauche, la carrière encore en exploitation et d’où, sur 100% de zone exploitée, 5% sont de belles pierres, 10% des pierres pour bordures et le reste est concassé. A droite les restes de la cabine électrique installée en 1904 à l’initiative de Mathieu Van Roggen le propriétaire. La centrale fournissait de l’électricité au-delà de la carrière aux habitants.

Dans le musée

Nous voyons qu’à l’époque de Van Roggen, les enfants apprenaient le métier de tailleur de pierre dès 12 ans. C’était une grande fierté pour les familles.

Nous y voyons également diverses réalisations en pierre de la carrière de Sprimont: les outils du tailleur de pierre (le maillet, l’équerre, le compas), une carafe et son plateau, le blason de la ville de Liège, un tonneau de genièvre (le pékèt cher aux Liégeois) et divers objets dont un manteau de cheminée sculpté.

A l’intérieur du musée, nous voyons aussi une exposition d’art inuit dont je partage ici deux exemples.

Bird woman (Miriam Oiyuk)
Mother and child (Tuna Iquliq)

Dans la deuxième partie de l’article, vous découvrirez quelques créations réalisées pendant le symposium 2024.

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Du côté de chez Ma

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Ce samedi, Ma nous propose d’illustrer en photo le thème « au ras du sol« .

J’ai choisi de partager la photo ci-dessous que j’ai prise en plaçant l’appareil au ras du sol 😉.

C’était à Corfou et, bien sûr, le soleil brillait bien fort à l’extérieur, contrairement à  ce qui se passe chez moi aujourd’hui 😏.

Je vous invite à passer chez Ma voir les autres illustrations et je vous souhaite un excellent week-end.

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Découverte: le château Le Fy (B)

Le week-end dernier étaient organisées, en Wallonie, les Journées du Patrimoine. Or à Esneux, la commune où j’habite, se trouve un magnifique château (datant de 1905) appartenant à un privé depuis une vingtaine d’années.

Depuis son acquisition, le château Le Fy, qui était à moitié abandonné, a été soigneusement restauré et est réservé à l’usage exclusif de la famille d’Arthur Paes.

Parti de rien – à 10 ans, le petit Arthur se faisait de l’argent de poche en lavant les voitures sur les parkings –, ce fils de mineur s’est fait tout seul. L’homme d’affaires de 50 ans a commencé par vendre des vélos, puis des mobylettes, des voitures, de l’immobilier, et la fortune est venue.
Paes est très présent au Ghana, proche du président John Atta Mills. Le châtelain d’Esneux exerce au Ghana le titre officiel de roi du Somey, un ancien royaume dont les 320.000 sujets l’appellent « His Royal Highness Dueno Togbul Kofi Arthur Paes ». (Source)

Façade ouest où on voit un médaillon sous forme d’icône païenne: buste de femme échevelée sur fond doré, sous avancée de toiture triangulaire.

 

Lors des Journées du Patrimoine, les grilles sont ouvertes et l’accès du public est exceptionnellement autorisé dans les espaces extérieurs du château. J’en ai donc profité pour y passer prendre quelques photos à partager de cet endroit assez prestigieux et où séjourne un roi. Pas mal pour une petite commune d’environ 14.000 habitants👍. Vous me suivez?

Si, et seulement si, vous habitez en Belgique vous pouvez visionner cette courte vidéo très complète.

Pour les autres, un petit film par drone est heureusement disponible ci-dessous.

Ci-dessous, quelques statues rencontrées dans le parc.

Sur la photo suivante, nous pouvons admirer la bâtisse et l’étang (où, paraît-il, le propriétaire a un temps envisagé de faire venir, du Ghana, un vieux crocodile appelé Ben. Source)

Bref, pas de crocodile vivant en vue mais une magnifique vue sur la vallée de l’Ourthe et les environs.

J’espère que vous avez apprécié la découverte du château belge du « roi Arthur ».

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Découverte: la chapelle de l’Aubépine à Ainhoa (F)

« Viens je t’emmène avec moi, en balade » nous chantait Michel Fugain dans les années ’70 mais ici ce ne sera pas en Bugatti mais en bottines de marche. Accrochez-vous, ça va grimper!

Au départ d’un des plus beaux villages de France, Ainhoa, je vous emmène jusqu’à la chapelle de l’Aubépine et au calvaire des trois croix. « Sur les hauteurs du village, à 389 mètres d’altitude, le mont Atsulai abrite un petit sanctuaire dédié à Notre Dame de l’Aubépine et accessible après 45 minutes de marche. La chapelle et ses 26 stèles discoïdales et tabulaires, symboles de l’art funéraire basque, offre un magnifique panorama sur la vallée de Xareta, la Rhune et l’Océan..
Au XIXe siècle, le chanoine César Duvoisin et l’abbé Etchegoyen ont pu écrire de belles pages sur la chapelle, son histoire et ses pratiques mais c’est à M. l’abbé Olhagaray , curé d’Ainhoa de 1930 à 1938, que nous devons la seule étude qui lui ait été consacrée en langue basque. Les légendes et personnages mythiques dotent ce lieu d’un ensemble de croyances oscillant entre magie, religion et histoire
« . (Source)

Il paraît que l’endroit est à couper le souffle ! Il se compose d’une  chapelle (dédiée à Sainte-Rita), ainsi que de trois croix (calvaires) et de stèles discoïdales basques. De là, on aura une vue imprenable sur Ainhoa, mais également sur la Rhune, la baie de Saint-Jean-de-Luz et l’océan.

Nous traversons le village d’Ainhoa et nous dirigeons vers le début du parcours où nous voyons une toute petite chapelle et nous avons une indication « Pour le départ, suivez la direction de l’Oratoire ». Le tempo est donné, et il faut d’ores et déjà grimper !

Comme nous entrons dans une zone de pâturage, nous croiserons probablement des animaux en liberté😊.

Très vite la vue devient grandiose comme nous le voyons lors des nombreuses pauses, c’est qu’il fait très chaud en marchant au soleil🌞.

Le sommet le plus à droite est celui de La Rhune.

En chemin nous voyons l’oratoire de Notre-Dame de l’Aubépine ainsi qu’une petite source. L’endroit est fleuri mais un peu sauvage aux alentours. La légende raconte qu’un jeune berger aurait vu la vierge dans un buisson d’aubépines, et se serait écrié « Arantzatzu » qui veut dire « Vous, dans l’aubépine! »

Nous apercevons les 3 croix au sommet. On continue à grimper nous sommes près du but.

Nous atteignons enfin la chapelle de l’Aubépine. Nous passons un certain temps sur place à admirer la vue et approcher les pottocks ainsi que les stèles discoïdales.

En zoomant sur la photo ci-dessus on voit que les deux personnages extérieurs font un peu les marioles 😉.

La Vierge noire avec son fils Jésus, la piéta, viennent s’ajouter aux autres compositions et tableaux dans et hors de la chapelle, qui font du site un espace patrimonial vénéré et entretenu par la dévotion populaire. (Source)

Après une petite pause à l’ombre de la chapelle, il est temps de redescendre vers Ainhoa.

Nous sommes toujours ravis de tremper nos mains dans l’eau fraîche pour les dégonfler un peu et nous rafraîchir 😅.

Ouf, enfin de retour dans le village. Savez-vous pourquoi les maisons face à l’océan n’ont pas de colombages contrairement aux autres? Parce que l’air marin salé les abime.

Quelques anciennes maisons portent encore les noms de leurs premiers propriétaires.

Mairie Ainhoa
Cimetière Ainhoa

C’est ici que se termine cette découverte qui nous laissera un très bon souvenir d’une journée bien ensoleillée 🌞.

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Du côté de chez Ma

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Cette semaine, Ma nous demande d’illustrer en photo le thème « moderne« .

J’ai choisi de vous montrer le B3, bâtiment moderne qui est le centre de ressources et de créativité de la Province de Liège. Plus d’infos ici.

Personnellement, je trouve qu’il donne un nouvel espace plus élégant aux collections de l’ancienne bibliothèque des Chiroux  tout en rendant vie à l’espace du vieil hôpital de Bavière laissé depuis trop longtemps à l’abandon.

Et chez Ma, que trouve-t-on de moderne?

Bon week-end à tout le monde.

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