Voyage, voyage: la chapelle de la Madeleine au Pays Basque (F)

Samedi dernier pour le défi de Ma, j’ai partagé la photo d’un vitrail et j’avais terminé l’article en disant qu’il serait dommage de ne pas le situer dans son contexte…

Pour vous faire connaître la chapelle de la Madeleine à Tardets, j’avais vraiment envie de partager d’autres photos. Ce lieu est assez isolé et très calme avec en prime une vue  magnifique  sur toute la haute vallée de la Soule et les Pyrénées ://emotup//:.

La chapelle est assez simple extérieurement de même que les rencontres sur le chemin :gclig:.

Nous prenons d’abord le temps d’admirer la table d’orientation très bien réalisée en céramique et qui nous permet de mieux nous situer.

Une plaque commémorative « Ensemble pour la paix » est apposée sur un mur extérieur. Dommage que depuis 2004 les choses n’aient pas changé en bien, on pourrait même dire qu’elles ont empiré…

L'intérieur de la chapelle: depuis le fond on voit bien la galerie souvent présente dans les églises basques..
Vue depuis la galerie vers l'autel.

Je ne résiste pas au plaisir de partager une fois encore le vitrail de Charles Carrère qui amène de la couleur dans cette chapelle tellement dépouillée.

Quant à l’origine de la chapelle, voici les explications qui nous sont fournies à l’entrée.

Je m’emplis une fois encore les yeux de ces paysages incroyables et que j’aime tant, cette impression d’être seul au monde…ou presque.

Ah non, nous ne sommes pas seuls 😉.

Vous devez bien vous douter que j’ai encore pas mal d’endroits à vous faire découvrir dans la région.. 😉

A plus tard si ça vous dit BONHEUR DU JOUR - Page 19 61751

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Brick a book 425

La photo qu’Alexandra du blog Brick a book nous propose ce samedi est celle-ci-dessous.

©Fred Hedin

C’est à nouveau une photo du photographe qu’elle semble affectionner particulièrement depuis la reprise de l’atelier en ligne qui va nous servir de déclencheur d’écriture.

Et voilà le texte que m’a inspiré cette photo.

Les dames

Nous venions de faire connaissance à l’intérieur du bar où nous étions apparemment les seules célibataires et, tenaillées toutes les deux par le besoin de fumer, nous avions enfilé nos manteaux avant de sortir dans la nuit glaciale.

Face à face, nous nous sommes aperçues que nous étions comme les négatifs l’une de l’autre!

Figées par le froid, nous nous tenions sur le damier des pavés noircis par la pluie en n’ayant aucune envie nous asseoir sur le mobilier blanc et froid abandonné devant la vitrine.

C’était perturbant comme environnement, un peu triste aussi, comme nos vies que nous nous sommes résumées. On se serait cru dans un vieux film en noir et blanc! 

Nous étions le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre et la joie un peu forcée que nous avions affichée à l’intérieur de l’établissement venait de perdre ses couleurs.

Nos cigarettes consumées nous avons décidé, avant de rentrer bras dessus, bras dessous, de devenir plus positives l’une et l’autre et de bien démarrer l’année qui allait  commencer dans 10, 9, 8, 7,… secondes.

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Du côté de chez Ma

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J’espère que vous avez passé une excellente semaine et, en ce début de week-end, je vous invite à passer voir chez Ma les photos proposées par les participant(e)s pour le thème 

« C’est écrit »

Vous me connaissez, j’aime détourner un peu les thèmes et j’aime encore plus le Pays Basque 😍. J’ai donc choisi quelque chose qui est écrit d’une manière un peu particulière.

Il s’agit d’un des vitraux modernes de la chapelle de la Madeleine réalisé par le Maître verrier Charles Carrère (disparu il y a quasi deux ans).

Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est point ici, mais il est ressuscité. (Luc, chapitre 24)

Ce qui prime pour moi est la beauté de l’oeuvre ainsi que le style d’écriture mais j’ai quand même mis la légende pour ceux qui seraient curieux, comme moi, de comprendre 😉.

Et il faudra vraiment que je vous montre un jour d’autres photos de ce lieu tout simplement sublime…

Bonne journée à toutes et tous.

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Agenda ironique de février 2023

Alors voilà le premier mois de 2023 est fini, les textes ont été proposés, lus, décortiqués (surtout les fruits de mer) et les votes terminés.

Tout est bien qui finit bien et vous trouverez chez Tiniak tout ce que vous voulez savoir sur l’agenda ironique de janvier. Encore bravo à Adrienne pour sa belle première place 👏.

Place maintenant à février hébergé par Carnets paresseux et dont voilà les souhaits:

  • Il sera question de légumes d’une part, et des jours de la semaine d’autre part.
  • Il y aura aussi quatre mots à placer ça et là : nuage, tapage, dindon et bouillon. 
  • Ce serait sympa aussi – mais c’est facultatif – de s’inspirer des Images à colorier d’Elena Pavlona Guertick, qui sont là sur Gallica.

Donc des légumes, des jours, quatre mots à placer, une image (si on veut) et un peu d’ironie.

Pour l’organisation c’est très simple, on écrit jusqu’au 21 février, à partir du 22 février et jusqu’au 27 à minuit on vote pour son (ses) texte(s) préféré(s) et le 28 février on démonte la machine à voter et on attend mars (le mois, pas le dieu bien sûr) qui amènera un autre hébergeur (que les volontaires se fassent connaître en masse chez Carnets paresseux).

A vos claviers!

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Même pas froid!

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Lors de notre récente petite balade neigeuse dans la belle  région allemande de l’Eifel nous avons vu des paysages sublimes mais nous avons aussi fait une curieuse rencontre…

Et puis là, la rencontre improbable: Snoopy en train de méditer comme si de rien n’était 😊.

Et vous savez quoi, on a même trouvé un Charlie Brown pour lui tenir compagnie 😂 (il s’agit d’un groupe belge qui mettait une sacrée ambiance dans les années septante – oui je sais, je l’ai fait exprès 😉).

Pour les curieux, le personnage de gauche est Lou Deprijk qui a produit et chanté (mais oui!) « ça plane pour moi« . Chanson qui est encore utiisée de nos jours dans certaines publicités…

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Brick a book 424

Une photo, quelques mots, c’est ce qu’Alexandra nous propose comme exercice chaque samedi sur son blog Brick a book.

La photo se trouve ci-dessous et mes mots à la suite.

Bonne lecture et n’oubliez pas de passer sur Brick a book voir les autres textes inspirés par la même photographie.

Bon week-end.

©Fred Hedin

Clop, clop, martelaient mes talons aiguilles sur les gros pavés mouillés

Aglagla faisaient mes dents sous le coup du froid à la sortie de la boîte de nuit

Badaboum s’emballait mon coeur effrayé de me voir si seule dans ce quartier

Zzzz, grésillait l’ampoule du réverbère, certainement en train d’incinérer un insecte imprudent

Miaou, miaula le gros chat noir qui me suivait depuis cinq minutes au moins

Driiing sonna le réveil, me libérant enfin de ce rêve idiot!

Clic
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Du côté de chez Ma

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  • Catégorie de la publication :Ma
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Chaque samedi je joue avec Ma en partageant une photo personnelle suivant le thème proposé (la liste des 52 thèmes est ici).

Cette semaine il nous est demandé d’illustrer « froid« .

En balade hier dans l’Eifel (D) j’ai pris cette photo qui me semblait plutôt d’à propos.

Je vous propose d’enfiler un vêtement chaud et de m’accompagner chez Ma voir les illustrations de froid des autres participant(e)s.

Très bon week-end à tout le monde.

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L’agenda ironique de janvier 2023

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  • Catégorie de la publication :Divers
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Pour ce premier agenda ironique de l’année, c’est Tiniak qui nous a proposé des consignes pas piquées des vers. Vous pourrez vous en rendre compte en allant zieuter ici.

C’est au même endroit que vous pourrez découvrir les textes des participant(e)s à l’exercice.

En ce qui me concerne, j’avoue que j’ai failli renoncer en comptant les jours et en voyant que mon imagination était perdue dans les abysses. Et puis non, pas question de passer mon tour, je vous propose un texte de 181 mots quand même 😉.

La méprise

« Tutti frutti di mare » ! C’est ce que j’avais compris quand le vieux prof avait hurlé à s’en décrocher le dentier.

Arrivé la veille pour un stage de biologie marine, mon italien était bien trop limité pour comprendre ce qu’aboyait cet énergumène sans aménité. Mon maître de thèse avait omis de me prévenir que son collègue était sourd comme un pot …

Pour l’instant je me creusais les méninges pour faire preuve d’initiative. Avisant un ensemble de bocaux à échantillons je me précipitai sur la plage afin de collecter ce que la dernière marée avait déposé. Quelques praires, moules et crabes calmeraient peut-être le vieux grognon.

Je ne voulais pas le contrarier au premier abord mais il ne faudrait pas qu’il s’imagine que j’allais dire amen à toutes ses lubies !

Son air ahuri quand je lui portai les bocaux me fit pressentir que j’avais dû faire une bourde. L’éclat de rire de sa secrétaire un carnet à la main me fit rougir jusqu’à la racine des cheveux : elle prenait les commandes pour le repas de midi de l’équipe !

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Les murmures des murs

Un zapping de fin de soirée m’a amenée sur culturebox (France 4)  où j’ai eu le plaisir de découvrir une émission sur un projet artistique étonnant. Vous pourrez probablement visionner à votre tour ce reportage en replay si le sujet vous intéresse 😊.

J’ai d’abord cru à une visite de Street art City (dont je vous ai déjà  parlé la première fois ici) mais, bien que la démarche présente des similitudes au départ (laisser aux mains de graffeurs un bâtiment abandonné), la différence essentielle tient dans le caractère éphémère du projet qui s’appelait Tour Paris 13.

La Tour 13 n’est plus, mais son mythe flotte toujours au-dessus du street art parisien. Folie artistique imaginée et orchestrée par la galerie Itinerrance de Mehdi Ben Cheikh, ce projet avait réuni en octobre 2013 108 street artistes du monde entier, invités à investir neuf étages – et un sous-sol – d’un immeuble du 13e arrondissement… Avant de voir la bâtisse détruite après 30 jours de visite. (Source) 

Ce court zapping m’a menée au projet Tour 13 et, en cherchant à en savoir davantage, je suis arrivée sur ce site de Google dont j’avoue que j’ignorais l’existence jusqu’à ce jour 😳.

Comme je ne suis peut-être pas la seule, j’ai pensé à le partager parce que je pense qu’il y a moyen d’y faire de belles découvertes.

J’espère que vous me direz si vous le connaissiez déjà ce que vous en pensez…

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Sur les traces des sorcières

Jeudi passé, une balade hivernale, juste avant d’abondantes chutes de neige, nous a menés à Xhierfomont.  Cet endroit blotti au pied d’un dôme rocheux est connu dans le pays sous le nom de « Rofthier » ou « Rouge-Thier ». Cette dénomination provient sans doute de la couleur rougeâtre de la roche schisteuse contenant principalement des minerais de fer et de manganèse (on trouve d’ailleurs sur place le musée du manganèse, propablement un des plus petits au monde puisqu’installé dans une ancienne cabine électrique!).

Mais ce n’est pas pour ça que l’endroit nous a attiré mais plutôt en raison d’un évènement du passé.

Au début de notre promenade nous jouissons de magnifiques paysages sur la vallée tandis qu’à nos pieds le givre sublime la végétation.

Nous passons à côté de la jolie église Saint-Paul entourée du cimetière où se dressent de vieiles croix de schyste. Un mur d’enceinte assure à ce lieu calme et sérénité. Le long de la balade, des poèmes ou des citations nous accompagnent et rythment agréablement le parcours.

Un peu plus loin, la nature nous offre une jolie charmille aux couleurs hivernales.

Nous continuons notre progression en pensant qu’il serait sympa de revenir à la belle saison. L’endroit est charmant mais le tout petit degré affiché par le thermomètre ne nous incite pas vraiment à nous poser sur le banc malgré le texte apposé à côté

Et puis ce n’est pas pour nous geler les fesses que nous sommes ici mais plutôt en mémoire de femmes au destin tragique.

Il paraît que c’est ici que, voici 400 ans, sorciers et sorcières se réunissaient lors du sabbat. Ce n’est hélas pas qu’une légende puisqu’une stèle (contenu basé sur des preuves historique) nous rappelle que 44 personnes (essentiellement des femmes bien sûr) ont été conduites au bûcher.

Il est à remarquer qu’aucun prénom ou nom de ces femmes n’apparaît: elles ne sont identifiées que par rapport à leur époux! Une invisibilité totale des femmes en milieu rural comme il est fort bien expliqué dans ce document.

On n’imaginait pas que le combat des femmes pour trouver leur place durerait encore et encore… 😤

J’espère que vous aurez aimé parcourir ces lieux avec moi et découvrir une partie de l’histoire de ma région.

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