Voyage, voyage: Bretagne (4)

Aujourd’hui je vous emmène faire une balade à Pont-Aven.
Il y a quelques années déjà que je ne suis plus allée en Bretagne mais je me replonge avec délectation dans les nombreuses photos que j’y ai prises, toujours sous le soleil quoi qu’on en dise!

Mais quelle est donc l’origine de ce nom?
Pont-Aven – pont sur l’Aven – serait la traduction de Pont ar Vein = pont de pierre ou Pont Awen = pont sur la rivière. (« aven » = rivière en celtique).(source)
Et c’est vrai que la rivière est bien présente à Pont-Aven…et plus encore les moulins puisqu’on en comptait pas moins de 15 sur 2 kilomètres le long de l’Aven!

Et pourtant, je suppose que, comme moi, quand on vous dit Pont-Aven vous ne pensez pas à la rivière mais plutôt aux fameuses galettes. Sur place, on peut visiter les ateliers de fabrication et goûter ces bons biscuits comme vous pouvez le voir dans ce petit film.

A moins que vous ne vous souveniez de ce film culte avec l’inoubliable Jean-Pierre Marielle… 

Continuons notre promenade au bord de l’eau jusqu’à un quai qui porte un nom célèbre dans la région…

Théodore Botrel (1868-1925)

Couronné 3 fois par l’Académie Française, le barde breton fut l’ambassadeur de la Bretagne à New York dès 1903 puis au Canada, en Suisse en 1906 et en Belgique. 
Square Botrel, quai Botrel, Ker Botrel, monument à Botrel, tout ceci rappelle aux Pontavénistes que Botrel fut une gloire de cette ville de 1900 à 1930. Il y créa la première Fête des Fleurs d’Ajonc en 1905, première fête folklorique de Bretagne
Son goût pour la poésie et son désir d’apprendre l’ont amené au théâtre. C’est la fameuse chanson « LA PAIMPOLAISE » qui fut à l’origine de son succès et de sa carrière de chanteur. Il n’eut de cesse de poursuivre ses tournées tant en France qu’à l’étranger, notamment en Belgique, au service de la charité et de la philanthropie.(source)

Parler de charité nous amène tout naturellement près de l’église Saint-Joseph, l’église paroissiale de Pont-Aven.

Pont-Aven n’a pas le visage d’un bourg typique de la Bretagne, centré autour de son église. L’église moderne néo-gothique, a remplacé en 1875 à peu près au même endroit la chapelle primitive, trop exiguë pour les besoins du culte. Elle se cache modestement entre deux pâtés de maisons et est à l’écart de l’agitation des rues commerçantes.(source)

Ces médaillons dédiés au poète, écrivain et journaliste Xavier Grall nous interpellent au cours de la balade et nous donnent envie d’en savoir davantage sur ce personnage. 

Pont-Aven accueille des artistes depuis 1864. Les américains s’y sont installés en premier, puis les impressionnistes, Gauguin et l’Ecole de Pont-Aven… Pour (presque) tout savoir sur le sujet, cliquez ici.

Et si vous êtes plus friands de nourritures terrestres, vous pourrez toujours passer au marché local 

A bientôt pour d’autres balades-découvertes.

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Atelier d’écriture Bric à Book 325

Pour l’atelier d’écriture Brick a Book d’avril, c’est la photo ci-dessous qui sert de déclencheur d’écriture.

© Arthur Humeau

Et voici le texte que cette photo m’a inspiré:

Le mufle

Il me narguait… Il était fier d’avoir pu trouver place dans la rame de métro tandis que je devais rester sur le quai. A cette heure d’affluence on n’aurait plus pu insérer même un petit enfant, et toutes les rames étaient pareillement bondées, m’empêchant de le suivre…

Nous nous étions disputés une fois encore pour des bêtises. Cela nous arrivait de plus en plus souvent ces deniers temps. A la béatitude des premiers jours suivant notre rencontre, avaient succédé la routine et les désaccords de plus en plus marqués.

Je crois bien que je l’aimais quand même mais son intransigeance, son manque d’égards pour ma personne m’exaspéraient. A chaque fois que nous discutions de quelque chose, inévitablement le ton montait et nos avis divergeaient, jusqu’à carrément s’opposer, de plus en plus.

Si « s’aimer c’est regarder dans la même direction », comme disait Saint-Exupéry, c’est sûr que ce n’était plus notre cas, je dirais même que nous étions presque dos à dos au moment de regarder l’avenir !

Cette fois il avait dépassé les bornes : au lieu de me répondre, même brusquement, il avait ostensiblement inséré les écouteurs de son iPod dans ses oreilles pour ne plus m’entendre puis il avait sauté dans le métro en me plantant là, abasourdie, ne sachant plus que faire sur le quai devenu hostile.

Il ne souriait même pas comme s’il m’avait joué un bon tour, non, c’était pis, il me regardait sans me voir. En tout cas c’est ainsi que je le ressentais. Il fallait que ça cesse me dis-je. Cette fois c’en était trop.

Je m’affalai sur un banc, puis je me demandai ce qui se serait passé si j’avais pu moi aussi prendre ce métro. Probablement pas grand-chose puisqu’il s’était retranché derrière sa musique préférée. Bientôt il fermerait les yeux pour s’isoler davantage, comme d’habitude, mais avant il aurait peut-être eu un regard méprisant pour ma personne en voyant que je lui courrais après…Il était tellement sûr de son charme envoûtant.

Un sursaut de fierté s’abattit soudain sur moi. C’était comme si le voile qui recouvrait la vision que j’avais de lui venait de s’envoler ! Je me sentis soudain plus légère que jamais, un soulagement infini m’envahit et c’est souriant et chantonnant que je pris la direction opposée à celle qu’il venait d’emprunter.

Allons voyons, la vie était belle et j’avais perdu assez de temps avec ce malotru. Jolie comme j’étais, et enfin libérée de son emprise, j’allais certainement bientôt trouver le bonheur.

Comme quoi, on ne devrait pas sous-estimer l’effet du manque de place dans le métro:  ça peut changer toute une vie! 

N’oubliez pas d’aller voir comment les autres participant(e)s ont traité ce sujet!

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Du côté de chez Ma

Le mot proposé par Ma ce samedi m’a posé quelques problèmes parce que je ne suis vraiment pas du matin!
Je me demandais donc quelles photos je pourrais vous proposer quand, en navigant dans mes réserves de (nombreuses) photos, je suis arrivée sur celles prises lors de petits-déjeuners au Québec.

Contrairement à ce que nous faisons en étant pressés le matin et en avalant vite un petit truc avec une boisson chaude, nous avons été charmés par la diversité de ce qu’on nous a proposé chaque matin pour bien commencer la journée dans les différentes chambres d’hôtes où nous avons séjourné.

Je vous montre?

Ce jour-là, à Québec, nos hôtes devant s’absenter le matin, avaient commandé pour nous le p’tit déj dans un chouette bistro juste à côté.

Voici encore d’autres exemples de ce qu’on nous servait le matin au cours de notre périple.

Nous avions terminé notre séjour en passant la nuit dans Les bras de Morphée où le petit déjeuner était franchement exceptionnel (plusieurs services avec du chaud et du froid à profusion). Ci-dessous, une partie de ce repas du matin…

Avouez qu’il y a pis comme découverte le matin 

Allez vite voir chez Ma comment les autres participant(e)s ont illustré le mot « matin » en espérant que beaucoup s’éveillent comme Guy Béart…

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Invitation à entrer

Même si un proverbe français dit que « A bon vin il ne faut point d’enseigne« , vous savez que j’aime toujours, en rue, lever les yeux  et découvrir de jolies enseignes aux devantures des magasins.
Il y a longtemps que je n’en ai plus partagé et je vais donc m’employer à rattraper le temps perdu (même si certains disent que le temps perdu ne se rattrape pas!)

En général, une belle enseigne sert surtout de

Elle peut nous proposer de voyager

Et en voyage, il faut bien boire et manger…

Si, comme moi, vous êtes atteint(e) d’ailurophilie, vous pouvez aussi trouver votre bonheur 😻.

Et si vous n’êtes pas porté sur les chats, ce n’est pas un problème

 

De toutes manières, fin de journée, c’est toujours pareil: on va au lit, on dort…

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Voyage, voyage: Thines, Ardèche (12)

Nous refaisons cette fois un saut en Ardèche pour évoquer le petit village de Thines. 

Perché en haut d’un promontoire rocheux, le village de Thines, havre de paix situé sur la commune de Malarce-sur-la-Thines, dans le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, abrite un joyau de l’art roman classé Monument Historique par Prosper Mérimée : l’église Notre-Dame du XIIe siècle, remarquable par son portail monumental, son chevet et ses chapiteaux sculptés. À découvrir également, les ruelles étroites et les maisons aux toits de lauze qui, avec l’église romane, font de Thines un lieu authentique et plein de charme.(source)

L’église Notre-Dame

Cette église romane, construite par les bénédictins au 12ème siècle, est proche des grandes voies du pèlerinage du Puy-en-Velay et de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle possède un très beau linteau sculpté ainsi que quatre statues colonnes qui ont été défigurées lorsque les Huguenots ont voulu s’emparer du fort de Thines au 16ème siècle. (source)

Le linteau sculpté
Les statues colonnes

La Maison du Gerboul

La « maison du Gerboul«  était, au 19e siècle, la maison du maréchal-ferrant. Depuis 2006, une convention lie le Parc des Monts d’Ardèche et l’association des « Amis de Thines » pour que La Maison du Gerboul, « antenne sud » de la Maison du Parc, soit une vitrine du Parc et de ses actions sur le territoire. (source)

Le monument à la résistance

Un autre endroit remarquable dans ce village est cette sculpture originale. 

La réalisation, se voulant être une œuvre d’art, fut confiée au sculpteur Marcel Bacconier (fils du Professeur Ludovic Bacconier, Président du Comité de Libération, puis maire de Privas). Le sculpteur et son épouse (institutrice) créèrent un remarquable cénotaphe gravé au burin sur un assemblage de pierres de granit. L’ensemble est accolé au rocher qui domine le piton sur lequel est érigé le très pittoresque village de Thines. On peut déceler dans les motifs sculptés l’évocation des différentes phases de la tragédie. (Source)

Je vous invite vivement à regarder l’album de photos relatif à cette oeuvre.

Un panonceau nous apprend ce qui suit:
Ce bas-relief est dédié aux événements tragiques de Tastevin (commune de Thines). 
Le 4 août 1943, les Allemands attaquent le maquis constitué au fond de la vallée de la Thine: 6 jeunes résistants sont massacrés mais l’un d’entre eux réussit à se sauver tandis que 3 innocents paysans des alentours sont fusillés. La maire de Thines est arrêté puis emprisonné à Marseille pour y subir un « interrogatoire musclé ». Ce sera le premier et le plus sanglant épisode de résistance dans le sud de la France sur dénonciation d’un agent de la Gestapo venu de l’extérieur.

 

Nous allons quitter l’Ardèche sur ces dernières photos de la vallée de la Thines et d’un magnifique toit de lauzes (plaques de pierre dont on se sert pour couvrir les toits) comme on en trouve à foison dans la région.

 

Je vous offre le petit film ci-dessous en cadeau tant il est difficile de quitter le calme de ce hameau…

A bientôt pour d’autres découvertes.

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Revenez plutôt demain… 🤭

En fait, le 25 mars est la journée mondiale de la procrastination. Si vous l’ignorez, vous pratiquez probablement la procrastination, au moins de temps à autre puisque c’est tout simplement le fait de  remettre à demain, voire à après-demain ce qu’on pourrait faire de suite.
Comme disait Alphonse Allais, « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain » 

Parfois ça peut aussi nous jouer des tours comme à ce pauvre Roger Rabbit. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’origine de cette plaisanterie, je rappelle l’arnaque montée par un barbier qui avait affiché un panneau disant « Demain on rase gratis », offre qui ne venait jamais puisque c’était toujours pour…demain.

Rassurez-vous, on ne vous prendra pas à la gorge si vous remettez de temps à autre à demain, parfois ça a même du positif. Souvent, ce qui paraît confus aujourd’hui paraîtra clair un peu plus tard quand on sera plus calme. De même, quand on vous demande quelque chose, attendre un peu permet souvent à l’autre de trouver sa solution tout seul.
C’est sûr qu’il ne faut pas toujours tout remettre à plus tard mais parfois ça fait du bien sauf s’il s’agit de profiter d’une offre de dernière minute: là, il faut foncer sans hésiter! 

Bref, vous l’aurez compris, comme en toute chose il faut raison garder et tout ira bien.

Je vous dis donc à demain pour un article un peu plus sérieux et ce n’est pas une parole en l’air 

Je termine ce court billet en partageant cette vidéo de notre baronne nationale en espérant que ça vous mette de bonne humeur pour toute la journée. Pour le reste, on verra…demain.

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Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi, je participe au projet 52 de Ma et, cette semaine, le mot à illustrer est « arbre ».

J’aime beaucoup les arbres mais immédiatement celui qui me vient à l’esprit, parce qu’il m’a marquée fortement, c’est le magnifique hêtre pleureur que j’ai découvert à Bayeux il y a déjà 14 ans.
Voici 2 des photos que j’avais prises à l’époque:

Si vous ne l’avez jamais vu, je vous encourage à aller le découvrir et à ressentir le sentiment de protection qu’on a sous son houppier, c’est impressionnant.

Dans les trésors d’internet, j’ai trouvé le film ci-dessous qu’il m’a paru intéressant de partager en complément d’information.

Si vous aimez les arbres qui sortent de l’ordinaire, allez donc jeter un oeil sur mon article portant sur les vrais faux 

J’aime les arbres et j’habite dans une commune où l’on célèbre la Fête des arbres! C’est pas beau ça?

En 1905, les futurs fondateurs de la ligue des Amis des Arbres choisirent Esneux pour célébrer la 1ère Fête des Arbres. Jean d’Ardenne en sera le premier Président. En 1907, la manifestation de la Fête des Arbres se déroulait sur Beaumont déclaré à cette occasion « site à respecter ». Sertie dans un petit rocher calcaire, une plaque de bronze aux contours de style art nouveau, ornée de feuilles de chêne, témoigne de ce vœu:
Ligue des Amis des Arbres, …
La commune … d’Esneux émet le vœu que le site de Beaumont … soit à jamais … respecté.
Le 11 août 1907, offert par la Société Cockerill.(source)

Tous les 5 ans, une plaquette commémorative est réalisée et offerte à quelques personnes. Vous pouvez voir ci-dessous les 3 que j’ai eu la chance de recevoir.

Et comme à Esneux les arbres sont décidément plus célébrés qu’ailleurs, un magnifique livre de photos a été édité pour le centenaire de cette fête des arbres.

J’aurais pu également déposer mon arbre généalogique mais ça devenait alors trop personnel 

Peut-être quelqu’un y aura-t-il pensé? Allez donc voir chez Ma comment les autres participant(e)s ont illustré le mot du jour.

Je vous souhaite une excellente journée, si possible proche de la nature.

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Toit, toi mon toit

Et non je ne partagerai pas de girouettes ou autres garnitures de toits aujourd’hui mais pour voir ce que je vais vous faire découvrir il faudra quand même lever la tête bien haut.
C’est bientôt Pâques, on pense aux cloches mais aussi aux clochers. Ce n’est pas non plus un clocher tors que je vais vous montrer mais quelque chose d’encore plus particulier.

L’église Saint-Martin à Ferrières (B), édifice de style néo-gothique de la fin du 19ème siècle, présentait de gros soucis de fissures, de chutes d’éléments… depuis de nombreuses années, ayant nécessité déjà différentes interventions pour en consolider la tour et le clocher.
La commune envisageait de supprimer définitivement la partie supérieure du clocher, et de couvrir la tour par une toiture plate.
Le bureau Greisch  a alors proposé de conserver le clocher dans le village et de maintenir ainsi la silhouette élancée de l’église.
Proposition :  remplacer le clocher existant par une structure en tôles d’acier inoxydable sablée.
La structure de 24,5 tonnes (contre 270 tonnes démontées) a été réalisée en atelier, et transportée d’une pièce jusqu’à Ferrières.(source)

Mes photos 

Pour rappel, le Bureau Greisch a également contribué aux études préalables à la construction du viaduc de Millau.

Cette réalisation, c’est l’histoire d’une belle rencontre entre techniques modernes et souvenirs du passé…

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Du côté de chez Ma

Comme chaque samedi, je participe au défi de Ma et cette semaine  nous devons illustrer en photo le mot « proche ».

Vous le savez, pas question pour moi de mettre des photos de mes proches en vue publique mais par contre depuis longtemps on a au moins deux chats à la maison, on en a même eu trois à un moment!

Nos différents chats, au fil du temps, ont toujours été très proches de nous mais également très proches entre eux. Je profite un peu de ce qu’ils n’ont pas le droit à la parole pour bafouer leur droit à l’image…

Voici donc ci-dessous, à gauche,Lùna (croisée chartreux et persan) et Zora (croisée chartreux). Malheureusement Lùna nous a quittés après avoir partagé avec nous de longues années de bonheur.

 

Nous avons aussi recueilli Lùla, tout blanc avec la queue et un genre de béret gris foncé. Il s’est bien habitué à Zora lui aussi et ils dormaient volontiers très proches tous les deux .

 

Nos félins se sont toujours bien entendus entre eux et ont toujours bien illustré le mot « proche »
Malheureusement Lùla, très aventurier, a rencontré une voiture, vous devinez la triste suite…

Depuis c’est ma petite Shiva (croisée birman) qui a trouvé un foyer chez nous en rejoignant Zora qui, malgré son grand âge, a rapidement accepté de partager sa couverture devant le foyer.

 

Oui je suis dingue des chats et j’assume!

PS: De vraies belles trouvailles d’illustrations pour les blogs ici  

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Voyage, voyage: Bidache (Pays Basque)

Je me rends compte que je ne vous ai encore jamais parlé de Bidache, commune limitrophe des Landes, à 40 km de Biarritz, alors que c’est tout près de cette commune que nous avons logé lors de chacun de nos nombreux séjours basques. Il est donc plus que temps de combler cette lacune!

Un des principaux édifices qu’on voit en arrivant à Bidache c’est le château ducal de Gramont. Ce monument est classé depuis 1942.

Les premières fois que nous avons aperçu ces ruines, c’était de loin puisque l’accès était, à l’époque, interdit au public. Depuis quelques années, suite à une rénovation, toujours en cours, des visites guidées sont organisées par l’office du tourisme de Bidache.

Je partage ci-dessous quelques autres photos personnelles du château mais malheureusement la météo était à la pluie le jour de notre visite guidée et, les autres touristes ayant préféré rester au sec, les lâches, nous étions seuls avec la guide. En fait, cela nous a permis de bien profiter des explications fournies et de pouvoir poser toutes les questions souhaitées.

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Une autre chose inratable à Bidache est la stèle implantée en 1995 en hommage aux tailleurs de pierres (rouages importants de l’économie locale). La pierre de Bidache est un calcaire sombre veiné de silex et a été utilisée, entre autres, pour la construction de la plupart des maisons de Bayonne.

Le profil de cette stèle représente un tailleur de pierre à genoux, comme ils pratiquaient le métier. Les instruments qui figurent côté Sud sont: le mètre, la boucharde, le têtu, l’équerre, le compas, le ciseau et la pointerolle.(source)

« Tailler la pierre, c’est travailler pour l’éternité »

Le troisième endroit dont j’aimerais parler est le port sur la Bidouze. 

Port avec un système de cale empierrée, en forme d’escalier, appelées “cale à gradins”. En fonction de la hauteur de la marée, les matelots plaçaient une planche d’appontement entre le bateau et la marche de la cale correspondant au niveau de la marée, permettant un transbordement plus aisé des marchandises.(source)

 

 

Je terminerai par l’évocation de la fontaine de Talé qui se trouve au pied de quelques marches d’escalier en pierre. Cette fontaine  était l’un des deux points d’eau publics du bourg jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle.
Pour accéder à la fontaine, on empruntait le chemin de Talé qui desservait les jardins et les granges des maisons dont la façade  donne sur la rue principale. Son tracé est probablement celui d’un talus de défense médiéval qui encerclait le bourg. (infos trouvées sur le panneau voisin de la fontaine)

 

J’aurais aimé vous montrer une photo du cimetière israélite de Bidache mais je n’en ai étonnamment pas trouvé dans mes archives. Il faudra vous contenter des quelques mots ci-dessous pour vous inciter à aller voir vous-même sur place…

Les seigneurs de Gramont, souverains de Bidache, favorisèrent, dès la fin du 17e siècle, l’implantation de juifs dits Portugais à Bidache, les autorisant en 1665 à disposer de leur propre cimetière. Ce cimetière a été utilisé de la seconde moitié du 17e siècle à la seconde moitié du 18e siècle, jusqu’à la dispersion de la communauté juive. Il comporte une centaine de pierres tombales.(source)

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