Découverte de petits coins de Liège en Belgique (3): l’Opéra, André Grétry, Mady Andrien, le Trocadéro

Je vous ai déjà montré quelques coins de Liège, la ville la plus proche de mon domicile. Je vous propose aujourd’hui de continuer la découverte.

L’Opéra de Wallonie

Inauguré en 1820, en tant que théâtre de Liège, ce bâtiment fut construit avec des matériaux de récupération provenant de la destruction de nombreuses églises lors de la révolution de 1789.
La première pièce qui y fut présentée était « Zémire et Azor« , inspiré de la Belle et la Bête, de André Grétry dont nous parlerons plus tard.
Au fil du temps, le bâtiment a subi de nombreuses transformations. La dernière restauration en date, tant de l’intérieur que de l’extérieur, a pris fin il y a  seulement quelques années.

  • L’extérieur a été agrandi en hauteur d’un espace d’apparence moderne qui est doté d’une salle polyvalente.
  • La machinerie de scène en fait un des théâtres les plus modernes au monde
  • La magnifique salle de spectacle à l’italienne de plus de 1000 places a retrouvé son lustre d’antan.

On remarque la parfaite symétrie du cadre de scène.

C’est un très bel endroit dont le restaurant mérite également que l’on s’y pose avant de se laisser emporter par le spectacle 
J’ai eu la chance d’y voir quelques opéras et celui qui m’a le plus marquée est sans hésiter Madame Butterfly. Comme j’aime beaucoup l’Allemagne, j’ai bien sûr apprécié également l’Anneau des Niebelungen, bien que très différent. 
Pour une visite virtuelle de l’Opéra Royal de Wallonie, cliquez ici

 

André Grétry

André Grétry, ami de Voltaire et protégé de Napoléon, a été enterré, suivant ses volontés, au cimetière du Père Lachaise mais son coeur a été rapatrié à Liège en 1842. Il se trouve dans l’urne (photo ci-dessous) nichée dans le socle de sa statue en bronze juste devant l’Opéra.

Les danseurs

Pas étonnant qu’à deux pas de l’Opéra se trouve une galerie commerciale appelée Galerie Opéra. C’est en arrivant dans celle-ci qu’on replonge dans l’art avec la sculpture de Mady Andrien.
Cette sculptrice bien connue dans la région a embelli de ses oeuvres de nombreux endroits de la ville de Liège.

Le Trocadéro

Poursuivons notre balade-découverte jusqu’au théâtre du Trocadéro, une autre salle à l’italienne qui accueille des oeuvres moins prestigieuses mais fait partie de la vie liégeoise depuis longtemps.

Le Trocadéro est un théâtre belge situé à Liège. C’est le plus parisien des cabarets liégeois. C’est  aussi  le dernier théâtre de Wallonie à proposer le concept de revue, ce genre théâtral bien connu qui associe la musique, la danse et les sketches,  joyeuses satires des mœurs de notre époque.
Les revues ont bâti sa réputation et son succès mais le Trocadéro accueille aussi chaque année des comédiens, des humoristes et des concerts de qualité. Un défi toujours renouvelé pour ce théâtre privé qui fonctionne sans le moindre subside public.
Surnommée la bonbonnière de la rue Lulay, la salle est entièrement décorée de velours rouge et de peinture à la feuille d’or. Le Trocadéro est un véritable théâtre à l’italienne en miniature. Il peut cependant accueillir près de 650 spectateurs. Le théâtre a la particularité de se situer en plein centre de la Cité ardente.

Historique

Le premier établissement ouvert sur les lieux de l’actuel  Trocadéro  s’appelait le Strass ou plus exactement l’Eden-Strasbourg. En 1903, cette salle de spectacle sera rebaptisée « La Renaissance ». En 1917,  les nouveaux directeurs décident, en pleine guerre, de jouer tous les jours de la semaine alors qu’auparavant les représentations n’étaient que bihebdomadaires. C’est à cette époque que La Renaissance devient le Trocadéro.

Pourquoi Trocadéro?

Aucune raison valable n’explique le choix de ce nom surtout quand on sait que le terme ‘‘ Trocadéro désigne… un fort de la baie de Cadix, pris par l’armée française en 1823. Le terme a été donné également au palais oriental construit par Davioud et Bourdet pour l’exposition universelle de 1878 mais qui sera démoli en 1937 et remplacé par l’actuel palais de Chaillot abritant les musées de l’Homme, de la Marine, des Monuments français et du Cinéma. Allez trouver le lien avec le théâtre de la rue Lulay à Liège…
Le Trocadero reste une salle magique, un lieu de fête incomparable, c’est un peu de Paris en bord de Meuse qui nous offre ses lumières en ces temps gris.
(Source)

Détails de la façade

Nous compléterons probablement la découverte de cette ville à d’autres occasions 😉.

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Balade automnale à Saint-Hubert (Belgique) 1ère partie

La petite ville ardennaise de Saint-Hubert se trouve dans le sud-est de la Belgique, dans la province du Luxembourg.

Elle porte le titre de « Capitale européenne de la chasse et de la nature » depuis 1991. Je n’entrerai pas ici dans le débat du pour ou contre la chasse, ce n’est pas le but. Sachez cependant que la chasse et tout le cérémonial qui l’entoure font partie intégrante de la renommée de la ville qui est également la capitale internationale de la trompe de chasse.

Dès qu’on met un pied à l’office du tourisme, on comprend que l’attachement au cerf a perduré depuis que Hubert, simple chasseur, se serait converti lorsque un cerf portant une croix sur la tête lui serait apparu.

Son culte se répand dès le 13ème siècle, de la mer du Nord aux Alpes, du Rhin à la Loire. Hubert qui fut évêque du diocèse de Tongres-Maastricht au 8ème siècle est rapidement devenu un saint, 16 ans après sa mort. Puis la légende en fait un chasseur converti et un guérisseur de la rage. Son corps est transféré au 9ème siècle, de Liège jusqu’à la forêt d’Ardenne, au monastère d’Andage (la future ville de Saint-Hubert).
C’est là que ses reliques seront vénérées par des milliers de pèlerins. De telle sorte que, grâce aux offrandes des fidèles, le monastère devient un centre religieux, intellectuel et artistique renommé. Au 12ème siècle, Andage perd son nom au profit de Saint-Hubert. Et bien que les reliques du saint disparaissent lors du saccage de l’abbaye par les Huguenots français en 1568, le monde de la chasse reste fasciné par ce héros. (source)

Le rond-point d’entrée dans la ville affiche fièrement ses symboles

Parmi les édifices intéressants à voir dans la ville, j’ai choisi de commencer par l’abbaye bénédictine et la basilique abbatiale  qui se trouvent toutes les deux sur la grande place du marché, en centre ville.

L’abbaye de Saint-Hubert

La basilique

L’hôtel de ville

Inscrit au patrimoine civil public de Wallonie, cet immeuble communal « dessiné », tranchant très nettement avec les volumes traditionnels qu’il côtoie, est inspiré du néoclassicisme. Il a été construit entre 1864 et 1873 sur les plans de l’architecte Bouvrie. La façade a été réalisée en pierre de taille granitique d’Ecaussines. Il est flanqué d’un impressionnant escalier à double volée qui a remplacé le perron monumental.(source)

La plaque commémorative, que nous voyons ci-dessous, est apposée sur le soubassement de l’hôtel de ville et rappelle aux jeunes générations qu’ici a eu lieu la bataille des Ardennes.

Restons encore un peu dans le souvenir…

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Le château de Seneffe (1)

Le château de Seneffe, de style néo-classique est un magnifique bâtiment datant de la fin du XVIIIème siècle. Il est situé en Région wallonne dans la province du Hainaut et, depuis 1980, il appartient à la Communauté française de Belgique.

 

 

Dès l’entrée dans le château, on ne peut que s’émerveiller devant le travail de marqueterie réalisé sur l’escalier menant à l’étage. On comprend directement pourquoi on nous demande de chausser des patins par-dessus nos chaussures!

 

On retrouvera sur tous les sols du parcours un travail du bois aussi soigné et impressionnant.

Je vous invite à chausser les patins et à me suivre pour la visite en cliquant

ici

Dans un prochain article, nous irons prendre l’air dans le parc du château.

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Charleroi et l’Art Nouveau (2)

Plus sobre que l’Art Nouveau bruxellois à la « Horta », l’architecture de Charleroi s’inspire plutôt de Paul Hankar.

On retrouve de nombreux sgraffites sur les façades, dont plusieurs de l’atelier de Paul Cauchie.

Le mot vient de l’italien «sgraffito» signifiant «griffure». Cette technique de décoration murale date de l’Antiquité. Longtemps oubliée et revenue à la mode à la fin du XIXe siècle, elle consiste à recouvrir d’enduit clair une première couche de mortier sombre. Un dessin est ensuite créé en gravant l’enduit
clair encore frais pour laisser apparaître l’enduit foncé sousjacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. Ensuite, la couche d’enduit clair est mise en couleur.(Extrait de la brochure du circuit découverte Art Nouveau)

Si vous souhaitez voir quelques-unes de ces façades joliment décorées, il suffit de cliquer

ici

J’ai pensé que deux maisons de style Art Nouveau méritaient d’être mises en évidence parce qu’elle sortent manifestement du lot.

La première est la Maison des Médecins où la chance était de notre côté le jour de la visite puisque le nouveau propriétaire, présent sur place pour évaluer les travaux de rénovation, nous a ouvert sa porte 

Je vous invite vivement à regarder cette merveille en cliquant

ici

La deuxième est la Maison Dorée qui serait la première oeuvre d’Art Nouveau à Charleroi.

Alors, vous le croyez toujours Noir le Pays de Charleroi après ces balades?  

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Charleroi et l’Art Nouveau (1)

Un tout petit peu d’histoire

D’abord nommé Carnotus, Karoit puis Charnoy, ce village installé le long de la Sambre, appartint successivement aux Pays-Bas et à l’Espagne.
Grâce à un homme d’église bien inspiré,le chronogramme latin « FVNDATVR CAROLOREGIVM » est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666.
Par la suite Charnoy cédera la place à Charleroy, nommé ainsi en l’honneur de Charles II, roi d’Espagne et des Pays-Bas.
Cette ville de Wallonie a fait les grandes heures de la métallurgie belge mais, aujourd’hui, terrils désaffectés et usines abandonnées sont les seules images qu’ont gardées la plupart des Belges de l’ancienne capitale du Pays noir, noir comme le charbon qui fut sa vraie richesse dans un passé pas si lointain…et pourtant!

Pourtant tout n’est pas noir à Charleroi et, pour qui sait regarder sans a priori, de jolies traces du passé sont bien présentes et visibles par tous au fil des rues.
Ce sont ces traces que je vous invite à découvrir à travers les photos suivantes, si vous le souhaitez, en réponse à l’invitation qui se trouve sur l’office du tourisme.

Commençons notre balade par la place Charles II où se trouve l’Hôtel de ville et la basilique Saint-Christophe (qui n’a jamais été consacrée en tant que basilique, la demande au Vatican étant restée lettre morte).

L’Hôtel de ville et son beffroi, ce dernier, haut de 70 mètres et accessible par 250 marches, est construit en pierres bleues et blanches et en briques. 

En 1667, Louis XIV décrète la construction d’une chapelle dédiée à Saint-Louis. En 1722, elle retrouve le vocable de Saint-Christophe vénéré jadis dans la chapelle du hameau du Charnoy. L’église Saint-Christophe est le résultat de plusieurs transformations. La façade côté place est d’inspiration baroque.

Quand on pénètre dans l’édifice, le regard se porte directement à gauche vers la mosaïque dorée. 

Cette mosaïque, d’une superficie de 200 m², est composée de millions de petits carrés de verre colorés ou recouverts d’une mince feuille d’or fabriqués à Venise.

L’orgue forme un bel ensemble avec le vitrail qui superpose 2 croix dont celle de Saint-André

Fresque murale (Béatitude selon Saint-Mathieu)

Vue latérale de la basilique
Un immense Saint-Christophe surplombe l’entrée de la nouvelle basilique

Juste en face, dans la rue de Turenne, se trouve la Maison du Bailly (XVIIIème s). La façade est assez sobre mais la salle des stucs (à ne pas confondre avec le staff) où se trouvent quatre représentations des saisons a été soigneusement rénovée.

L’automne: cerf, cor de chasse et trophée
L’hiver: la pêche avec comme illustration principale le bateau

Ci-dessous, le nouveau palais de Justice. Les deux lions, Totor et Tutur (diminutifs des prénoms Hector et Arthur des fils du concierge de l’ancien palais de Justice) ont été transportés depuis l’ancien bâtiment, détruit début des années 1970, et écrasent toujours les passants de leur air hautain et méprisant.

Mais on ne trouve pas que ces lions un peu rébarbatifs à Charleroi puisque la ville est aussi le siège des éditions Dupuis à l’origine du magazine Spirou, de nombreux albums de BD et  de personnages bien connus tels Lucky Luke, Gaston Lagaffe, le Marsupilami, Boule et Bill,…

Certains de ces sympathiques personnages sont mis en évidence depuis plus de 30 ans déjà sur des ronds-points de la ville.

Tous les ronds-points ne sont pas aussi colorés par exemple celui ci-dessous placé au milieu du rond-point des Beaux Arts. 

La structure, sensée rendre hommage aux virtuoses de la musique et de l’écriture, se compose de trois mains tendues vers le ciel. « C’est une manière de dire que tout passe par la main, le savoir-faire et le savoir intellectuel précise encore l’ex-échevin de la Culture. Trois mains, immenses, de 9 m de haut chacune pesant leur poids de bronze, à savoir plus de 10 tonnes et entourées (à l’image des obélisques égyptiens) de plaques en ardoises couvertes d’écritures codées.(Source)

Maintenant que nous avons un peu fait connaissance avec le centre de cette ville, nous pourrons prochainement découvrir les traces de l’Art Nouveau qui y sont légion.

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Les murmures des murs de Marchienne-au-Pont (B)

Inutile d’aller bien loin de chez moi pour trouver de magnifiques oeuvres d’ Art Urbain (Street Art), il suffit de se rendre dans la partie de la Belgique appelée Pays Noir (région de Charleroi) en référence aux mines de charbon.

A Marchienne-au-Pont, ancienne commune réputée pour ses quartiers ouvriers et ses usines, s’est développé un projet appelé « Urban Dream ». Ce dernier consistait à apporter de la couleur et de la gaieté dans un paysage marqué par l’industrie et les traces qu’elle a laissées: des bâtiments abandonnés et délabrés aux vitres éclatées.
Durant les 3 éditions de ce projet, plus d’une centaine de graffeurs ont investis plusieurs murs à différents endroits de la ville.

Peu de villes osent proposer de telles surfaces d’expression à ces créateurs. Charleroi a même ouvert un mur d’expression libre. Il ne faut pas confondre le tag, qui est un signe d’existence, et la recherche artistique des graffeurs. Avec une simple bombe de peinture, ils arrivent à réaliser des oeuvres impressionnantes. Il faut les voir sur le terrain, face à leur mur. Ils regardent longtemps, projettent mentalement leur vision puis se mettent à peindre. C’est fascinant.(Source)

Je partage volontiers avec vous quelques photos du paysage industriel de la route de Mons (fonderies, fourneaux, …).
Cet endroit est un véritable « far west industriel » très photogénique, qui a d’ailleurs servi de décor au film Largo Winch II.(Source)

Les photos suivantes ont été prises de l’autre côté du pont de chemin de fer et cet endroit est envahi par la végétation, d’où quelques traits un peu flous sur les prises de vue, impossible de faire autrement sans taille-haie ou sécateur🙄

Il y a aussi des artistes timides qui s’expriment au ras du sol, discrètement…

Route de Mons, il y a également un lieu unique en son genre : Rockerill (façade orange ornée d’un vinyle noir, vous ne pouvez pas le manquer). Une ancienne forge transformée en un centre urbain dédié aux cultures populaires, sociales et alternatives qui organise notamment des Apéros industriels, des expositions, des concerts et des soirées électro. Un lieu branché et underground de Charleroi.(Source)

Les piles du pont de chemin de fer servent également de support aux artistes d’art urbain.

J’espère que cette balade, un peu différente, vous aura plu et je vous annonce déjà une autre balade à Charleroi avec un centre d’intérêt aussi artistique mais fondamentalement différent.

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Les statues vivantes…en Marche

Il y a un peu plus d’un an je vous parlais des « hommes aux tomates », ou statues vivantes, que j’avais rencontrées de ci, de là, au gré de mes pérégrinations.

Mais le week-end dernier ce n’est pas 1 ou 2 statues vivantes que mes petits yeux émerveillés ont pu admirer mais bien des dizaines!

En effet, la ville de Marche, a eu l’heureuse idée d’organiser une rencontre de statues vivantes venues de douze pays.

Belgique Tourisme annonçait ceci

Ce festival de rue, gratuit, qui est aussi une étonnante exposition d’artistes vivants, vous invite à une promenade amusante dans le centre-ville piétonnier de Marche-en-Famenne.
C’est le plus grand rassemblement de statues vivantes en Europe, plus de 150 artistes seront présents. Il se passe en Wallonie, à Marche en Famenne les 05 et 06 août !

Vous pensez bien que je me suis empressée de préparer mon appareil photo, charger mes batteries et zou, direction Marche, pas très loin de chez moi (mais quand même pas de quoi aller à Marche…à pied!)

Le partage de mes photos personnelles c’est ici

Et si vous en voulez encore, vous pouvez visionner ceci

Vous aurez compris je suppose, en voyant l’espace que je lui ai consacré, que le grincheux était également mon préféré 

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Balade à Bruges (8)

Comme prévu, cette série sur Bruges se termine en beauté grâce à quelques oeuvres atypiques rencontrées au hasard des rues…

Les quatre cavaliers de l’Apocalypse

Nous rencontrons « les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » (sculptures de Rik Poot, artiste flamand né à Vilvorde) dans le jardin de la maison Arents. Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse sont des personnages célestes et mystérieux mentionnés dans le Nouveau Testament, au sixième chapitre du livre de l’Apocalypse. Ils représentent de façon allégorique les horreurs terrestres : la mort, la guerre, la faim et la révolution. Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde.

C’est dire si on n’est pas pressés de les voir « en vrai » 

Sculpture en bronze « Zeus, Léda, Prométhée et Pégase visitant Bruges » de Jef Claerhout 

Pégase, la monture de Zeus, emmène une calèche typique de Bruges sur laquelle on voit Prométhée enchaîné (il n’aurait pas dû s’opposer à Zeus et offrir le feu aux hommes, na!), Leda s’étirant avec volupté aux côtés Zeus son amant qui a pris la forme d’un cygne pour la séduire…

Les amoureux

Cette statue en bronze a été réalisée par Livia Canestraro et son époux Stefaan De Puydt.
Sur le socle de la statue, le mot amour est écrit dans une quarantaine de langues différentes.

Hommage à Franck Van Aker

Uber capitalism

Au Moyen-âge, Bruges était une plaque tournante de l’économie mondiale. La sculpture de Ganahl a la forme du bâtiment de la Vlamingstraat où officiait la première Bourse de commerce de l’Histoire. L’ensablement du port a sonné également le glas de la Bourse de Bruges. Un phénomène auquel les habitants ont assisté impuissants, tout comme l’on observe actuellement la montée du niveau des mers et le changement climatique.

Au sommet de la sculpture de chocolat pivotent – comme jadis le logo Benz dans de nombreuses villes allemandes – les mots « UBER CAPITALISM ». « UBER » charrie plusieurs connotations : il renvoie à l’« Übermensch » des nazis mais aussi à l’appli grâce à laquelle tout qui possède une voiture et un smartphone peut lancer une entreprise de taxi. Au sens plus large, il traduit aussi l’esprit de l’économie de partage actuelle. Nous utilisons des applis pour de nombreux services. Notre culture du non-stop nous aide, nous divertit, nous guide, nous trace et nous analyse à tout moment et en tout lieu.
La volatilité et le caractère périssable du chocolat renvoient à l’ambivalence croissante à l’égard du nouveau capitalisme, dont nous concevons à peine les conséquences. Dans la ville adorable de Bruges, centre mondial du chocolat, les conflits qui ailleurs dévastent le monde semblent absents. La production de cacao présente cependant une face sombre, qui plonge ses racines dans le commerce colonial et qui s’accompagne encore actuellement du travail des enfants, du trafic d’êtres humains et de conditions de travail dangereuses. (source)

Il s’agit d’une forme d’illustration de Wu Wei , concept taoïste qui peut être traduit par « non-agir » ou « non-intervention» sans que ce soit pour autant une attitude d’inaction ou de passivité.

La fontaine installée à ‘t Zand (le Sablon)

Réalisée par Livia Canestrano et Stephan Depuydt (comme les Amoureux vus plus haut), cette fontaine donne une image de Bruges assez réaliste: on y voit 4 baigneuses symbolisant les 4 villes flamandes historiques (Anvers, Bruges, Courtrai et Gand), des cyclistes, des pêcheurs rappelant le lien de Bruges avec la mer, mais aussi le personnage facétieux Tijl Uilenspiegel, assis sur une colonne.

Sculpture contemporaine dans le jardin Arents

Réalisation par Pablo Atchugarry

Sculpture sur le Groenerei (canal Vert)

Pour terminer par un clin d’œil, je vous propose une vision « facettée » qui correspond, à mon avis, bien aux différents visages de Bruges.

 

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Balade à Bruges (7)

Après vous avoir montré des bâtiments assez prestigieux aux façades remarquables, j’aimerais vous montrer ce qui constitue souvent l’ordinaire des façades de maisons flamandes: le pignon à gradins.

Si vous vous promenez au long des rues et ruelles brugeoises, vous verrez facilement de quoi je veux parler, surtout si je vous montre quelques exemples ci-dessous.

 

D’autres belles façades ont attiré mon regard perçant.

Comme vous l’avez vu à plusieurs reprises dans les articles précédents, cette ville est un vrai régal pour les yeux des curieux avides d’art et de beauté en rue…

Le dernier article sur Bruges vous présentera quelques oeuvres urbaines rencontrées au fil de la balade.

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