Bornes et Poteaux
Pas de panique, on ne va pas dépasser les bornes ni dévoiler le « poteau rose » mais on va regarder comment certains s’amusent à revisiter le mobilier urbain.
Alors, que pensez-vous de ces « revisites »?
Pas de panique, on ne va pas dépasser les bornes ni dévoiler le « poteau rose » mais on va regarder comment certains s’amusent à revisiter le mobilier urbain.
Alors, que pensez-vous de ces « revisites »?
Comme promis, voilà la suite de cet article dans lequel je vous ai réservé le meilleur pour la fin puisque je vous emmène carrément dans la Grotte de Velours
Dans cette grotte, où règne une température constante de 12°c, on trouve un grand nombre de fresques murales, des inscriptions et des sculptures dans la marne. On y trouve même une chapelle romantique du XVIIIème siècle.
La Grotte de Velours se compose de différentes galeries qui sillonnent les ruines du château en souterrain. Elles furent probablement créées au XIème ou au XIIème siècle, lors de la construction du château. Ce véritable dédale de galeries s’est formé lors de l’extraction de la marne, pierre de calcaire et d’argile qui a servi à bâtir le fort. Ces passages secrets constituaient des issues de secours idéales pour les chevaliers, qui pouvaient ainsi fuir le château en état de siège et surprendre l’ennemi en l’attaquant. Les Brabançons, lors de leur attaque du fort, ne comprenaient pas comment les habitants du château pouvaient trinquer autour de nombreux banquets malgré le siège. Ceux-ci s’échappaient en réalité de la forteresse par la Grotte de Velours, afin d’aller se ravitailler dans l’arrière-pays. Plusieurs inscriptions et peintures murales contribuent à l’atmosphère mystérieuse de la grotte. Des bas-reliefs aux formes étonnantes sculptent également la paroi de marne. Une chapelle romantique de l’époque française remonte au XVIIIème siècle. La grotte abrita les habitants de la ville et les troupes américaines pendant la Seconde Guerre mondiale et l’occupation allemande.(source)
A cette époque-ci de l’année, s’y tient un très beau marche de Noël, exceptionnel vu le nombre de galeries. Ces dernières ont été créées par les carriers qui découpaient les blocs de marne à la scie (les ‘blokbrekers’) pour la construction notamment du Château de Valkenburg. (source)
Ci-dessous, quelques-unes des oeuvres que l’ont côtoie dans la grotte de velours



Ci-dessous, un dragon sculpté à même la marne

Et, pour terminer cette visite en beauté, la chapelle romantique du XVIIIème siècle

On comprend que le Père Noël se sente bien dans cette grotte pour déchiffrer les listes de souhaits…

La commune de Valkenburg (Fauquemont en français) se situe dans le sud du Limbourg néerlandais.
Je profite de l’occasion pour vous rappeler/apprendre que les Pays-Bas sont constitués de 12 provinces dont 2 seulement portent le nom de Hollande. Il est donc faux de désigner les Pays-Bas sous le nom de Hollande et les habitants sous le nom de Hollandais au lieu de Néerlandais.
En route donc pour Fauquemont-sur-Gueule (la Gueule est un affluent de la Meuse).
Un peu d’étymologie pour commencer, Valkenburg vient de valken=faucons et burg, déformation de berg=mont , Fauquemont signifie également le Mont des Faucons. Il est donc facile d’imaginer que nous sommes à un endroit où se trouvent de nombreux faucons. Il doit bien en traîner quelques vrais aussi mais ça, c’est une autre histoire
.
En été vous pourrez assister à de beaux spectacles de rapaces dans les ruines du château.
Mais ça c’est pour dans quelques mois, la période actuelle étant plutôt axée sur Noël, et pour ça aussi Valkenburg est un endroit où on trouve de nombreuses animations sur ce thème.
Nous nous baladons d’abord un peu dans le village. Ci-dessous, vue de la Gueule (oui je sais, ça fait drôle)

Ci-dessous, une des 2 portes d’entrée datant de l’époque médiévale


Ci-dessous, la Porte de la Gueule (rien à voir avec la porte dans la gueule, ce qui arrive quand on regarde par le trou de la serrure!)

Ci-dessous on peut voir une partie et un détail de la Wihelminatoren ainsi que les ruines du château que l’on surplombe quand on est au pied de la tour.

La tour Wihelmine est une tour de guet d’une trentaine de mètres de haut. Elle est accessible par une passerelle ou un téléphérique au départ du centre-ville. La tour en forme de fusée a été construite en pierre de tuffeau, abondante dans la région comme nous le verrons plus tard, et a quatre contreforts surmontés de faucons sculptés.(source)

Ci-dessus, un groupe de statues en bronze, dans une rue de Valkenburg. Theodoor Dorren (1857 – 1937), l’homme qui tient le panneau, vivait là dans ce paysage morne où ne se trouvaient que de petits villages insignifiants, au milieu de pâturages maigres et presque déserts, les ruines de l’autrefois si imposant château servant maintenant de terrain de jeu pour les enfants. C’est grâce à ce personnage que Valkenburg est devenu un lieu de renommée internationale. Theodoor Dorren a véritablement été le re-créateur de sa ville natale, lui le self-made man, n’ayant connu d’autre instruction que celle de l’école primaire du village. (librement inspiré de ce texte).

Je sais que ça ne m’arrive pas souvent de rédiger un article sans photos personnelles mais j’ai été tellement impressionnée par le travail de cette créatrice japonaise que j’ai eu envie de vous en parler ici.
D’abord, je voudrais vous poser une question: que faites-vous de vos vieux journaux?
Vous les jetez? Vous emballez vos épluchures? Vous les utilisez pour allumer le feu?
C’est vrai que, sauf s’il y a un contenu qui nous intéresse vraiment, on conserve rarement les vieux journaux. Chie Hitotsuyama, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a trouvé un moyen de créer des animaux étonnant en recyclant ses vieux papiers.
Elle roule patiemment des milliers de feuilles puis elle les assemble afin de leur donner forme et, presque, vie puisqu’elle dit elle-même:
« Je veux continuer à insister sur la réalité et à travailler grandeur nature afin de leur transmettre la vie autant que possible. » (source)
Le château de Beloeil est situé en Belgique dans la province du Hainaut et appartient à la Maison de Ligne depuis le 14ème siècle.
La devise de la Maison de Ligne est
« Quo res cumque cadunt, stat semper linea recta. »
« De quelque côté que tombent les choses, la ligne reste toujours droite»

Beloeil est souvent appelé « le Versailles belge » et on comprend aisément pourquoi.
Le jardin à la française, alternance harmonieuse d’eau et de verdure, d’ombre et de lumière, est entretenu fidèlement dans le souci d’en respecter le dessin original qui date de 1664. C’est dans ce parc, que chaque année, depuis 25 ans, a lieu la plus grande manifestation publique de musique classique en Belgique: les Musicales de Beloeil. (source)
Les historiens se disputent encore sur l‘origine du nom Beloeil, il y aurait un lien ténu avec la ville de Beloeil au Québec, en face du Mont Saint-Hilaire. Quoi qu’il en soit, il est vrai que l’endroit est agréable à regarder, « bel à l’œil », comme disaient nos ancêtres…

Les plans d’eau offrent leurs jolis reflets aux visiteurs…

L’intérieur du château se visite mais uniquement au printemps ou en été…pas de chance pour moi mais je n’ai aucun regret, ce sera l’occasion d’y retourner pour voir l’ensemble du domaine ![]()
C’est un peu par hasard que nos roues nous ont menés à Sars-Poteries, village du nord de la France en plein cœur du Parc naturel régional de l’Avesnois.
Village de 1570 habitants, son histoire remonte à une haute antiquité, témoin son « menhir » (La pierre de Dessus-Bise).
Il est appelé Sarto (aucun lien avec Sarko🙄 ) en 1100, Sars au début du XIIIème siècle, synonyme de défriché, et Sars-Poteries au début du XVIIIèle, lorsque naît la poterie de grès (les premiers habitants du village auraient été des potiers originaires de Belgique), nom qui vaudra sa renommée jusqu’à nos jours.En 1802, on assiste à la naissance de l’industrie verrière qui atteint son apogée à la fin du XIXème avec les verreries d’En-Bas et d’En-Haut (elles comptent 800 ouvriers en 1900) qui cesseront leurs activités en 1937. (source)
Je n’avais jamais entendu parler de ce village mais, comme vous le savez maintenant, je suis souvent tête en l’air à l’affût des curiosités qui se trouvent sur les toits et là j’avoue que je n’ai pas été déçue mais étonnée: jamais encore je n’avais vu de telles garnitures de toit en verre coloré 👍.
Vous vous demandez de quoi je parle? Regardez donc ci-dessous, vous allez comprendre.

Renseignements pris, il s’agit d’épis de faîtage.
Ils ont été posés au faîte des toitures sur des maisons en briques construites à la fin du 19ème siècle. La plupart de ces maisons étaient des estaminets, elles ont toutes la même forme carrée, on pourrait penser que c’est le même maçon qui les a conçues et construites avec les briques généralement faites sur place.(source)
L’histoire du verre à Sars-Poteries remonte au tout début du 19ème siècle mais, malgré les aléas de l’histoire, elle a trouvé un nouveau souffle deux siècles plus tard grâce à la construction d’un musée récemment inauguré le MusVerre dont je vous invite vivement à consulter au moins le site internet voire à vous y rendre.
Un petit film, ça vous dit?
Pour terminer, je dirai que je me réjouis que le hasard fasse parfois bien les choses puisqu’il m’a fait découvrir ce village assez discret.
Les sources d’eau chaude sont à l’origine de la ville d’Aix-la-Chapelle. C’est pour être proches de ces sources que les hommes s’y sont installés depuis très longtemps.
Pour rappeler que nous sommes bien dans une ville thermale, de nombreuses fontaines ouvragées, comme celle ci-dessous, trouvent leur place dans les espaces publics.

J’ai eu l’occasion récemment de participer à une exposition de photographies couplée à une exposition d’anciens appareils photos.
Le propriétaire exposait environ une centaine d’appareils différents à cette occasion mais en réalité il en possède beaucoup plus qu’il a collectés tout au long de sa vie.
J’ai ainsi eu l’occasion d’appréhender la créativité des pionniers de l’image et de leur imagination débordante au regard des moyens techniques de l’époque!
Ci-dessous une vue sur une toute petite partie de la collection présentée. J’en profite pour remercier le propriétaire qui m’a autorisée à prendre ces quelques photos.

La passion de ce collectionneur se concentre surtout sur la stéréoscopie soit le fait de voir, en relief, des clichés plats au départ.

Ci-dessus deux appareillages permettant la vision en relief. A gauche, un stéréoscope de Holmes et à droite un Verascope de Richard.
Le premier stéréoscope breveté a été inventé par Sir Charles Wheatstone en 1838. Wheatstone l’avait expérimenté avec des dessins stéréoscopiques simples en 1832, plusieurs années avant l’invention de la photographie. Plus tard, les deux principes ont été combinés pour former le stéréoscope.
Cependant, le stéréoscope de Wheatstone n’était pas aussi populaire qu’une version ultérieure, faite par Oliver Wendell Holmes fin des années 1800.(source)

Ci-dessous, un appareil photo qui date de 1880

J’ai été émerveillée par les appareils photos espions dont je vous présente quelques exemples ci-dessous

Ci-dessus il ne s’agit pas d’une gourde à alcool comme certains pourraient l’imaginer, mais d’un appareil très discret à pendre au cou et qui se place sous un manteau en ne laissant sortir que le viseur central qui ressemble à un bouton.





Un appareil dit « tropical » est un appareil photo capable de résister à des conditions climatiques éprouvantes.
Ceci ne représente bien sûr qu’un petit échantillon des raretés rassemblées par S. Leduc, le collectionneur de ces anciens appareils.
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur des expositions réalisées, je vous invite à vous rendre ici.
J’ai la chance d’habiter à moins d’une heure de la charmante ville d’Aix-la-Chapelle (Aachen en allemand).
Le nom d’ Aix-la-Chapelle viendrait du latin aqua (eau), pour Aix, et capella pour Chapelle, la relique étant conservée dans l’édifice homonyme construit par Charlemagne de 794 à 797 (d’où il contrôlait son empire).
Selon la légende de Saint-Martin, celui-ci aurait donné un morceau de sa cape a un déshérité. La nuit suivante, le Christ lui est apparu vêtu de ce morceau de cape. Le reste de la cape sera placé plus tard à la vénération des fidèles dans une pièce appelée chapelle (cappella en italien, chapel en anglais, Kapelle en allemand).(source)
Selon Victor Hugo, c’est dans cette ville que serait né l’empereur Charlemagne. En tout cas, une chose est certaine, c’est qu’il y a vécu comme nous le rappellent de nombreux signes dans la ville.
