Le Fondry des Chiens

Viroinval est une commune de Wallonie qui provient de la fusion de 8 villages dont Nismes, Vierves et Treignes. 

Le Fondry des Chiens est un gouffre naturel situé sur les hauteurs et à l’est du village de Nismes dans la commune de Viroinval, en Calestienne (Belgique). Le site naturel, entre l’Eau noire et le Viroin et près de leur confluence, est une gorge formée par des milliers d’années d’érosions pluviales dans un sol très calcaire. Une végétation rare et délicate s’est développée dans ce microcosme naturel.(source)

L’entre-Sambre-et-Meuse est un des berceaux de la métallurgie belge (le terme de fondri vient de fonderie). Les gisements de fer d’excellente qualité sont nombreux, peu profonds et voisins du combustible càd le charbon de bois, fourni par les forêts de Fagne et d’Ardenne (déjà au temps des gaulois le minerai était traité sur place dans des bas fourneaux à bois).
Aux abords des fondris, les amas de scories disparaissent, récupérés en raison de leur teneur encore élevée en fer. L’introduction de nouveaux minerais est fatale à l’industrie régionale qui s’éteint peu après 1872.
A Nismes, le travail du bois a relayé l’industrie du fer. Le haut fourneau, situé au fond du parc du château Licot, fut transformé en scierie et la fabrication de sabots devient une spécialité locale. L’apogée de cette industrie est atteinte pendant l’entre-deux-guerres avec 6 saboteries mécaniques. (source)

La légende du chasseur maudit

Au début du XVIIIème siècle vit à Vierves un seigneur passionné de chasse. Il se met en tête d’aller chasser le 2 novembre, jour des morts. Il quitte le château avec ses chiens.
Sur sa route, Il croise un curé qui lui rappelle que toute chasse est interdite ce jour là. On doit laisser le passage libre pour les âmes égarées!
Le seigneur ordonne à ses chiens d’attaquer le curé. Ensuite ignorant ses recommandations, il reprend sa route et chasse pendant des heures. Quand tout à coup, il tombe dans un gouffre et meurt.
Depuis chaque année, le 2 novembre, on entend le cor de chasse du seigneur aux alentours du Fondry des chiens. (source)

Je vous invite à découvrir, outre le Fondry des Chiens, quelques vues des villages cités en première ligne de cet article.

C’est

ici

que ça se passe et, comme d’habitude, je vous invite à cliquer sur les termes soulignés pour en savoir davantage.

Pour regarder une vidéo de la RTBF, vous pouvez cliquer également ici.

Et si vous n’en avez pas encore assez, la vidéo ci-dessous devrait vous combler.

A bientôt pour d’autres découvertes un peu plus lointaines et encore plus ensoleillées 

 

 

Continuer la lectureLe Fondry des Chiens

14 juillet

Bonjour à tou(te)s 😊,

Le thème de cette 28ème semaine chez Ma est « bleu-blanc-rouge ». Logique, c’est le 14 juillet. Comme j’avais déjà préparé un article complet pour cette fête, c’est celui-là que je vous propose ci-dessous.

En ce jour de fête nationale française, je trouvais que c’était le bon moment pour vous faire connaître un endroit que j’ai découvert lors de mes vacances en Bavière: la ville de Cham.

Quel rapport me direz-vous? En fait, Cham est la seule ville d’Allemagne où le carillon de l’hôtel de ville sonne La Marseillaise pour commémorer Nicolas Luckner Maréchal de France né dans cette ville de Bavière, le . Wikipédia nous apprend qu’Il se voit confier le commandement de l’armée du Rhin en 1791 puis de l’armée du Nord en 1792.
Il accompagne La Fayette à Paris en juillet pour manifester sa sympathie à Louis XVI puis perd toute sa popularité et est regardé comme suspect après le 10 août (arrestation de Louis XVI).
En 1794, il est dénoncé par Charles de Hesse et traduit devant le tribunal révolutionnaire qui le condamne à mort et le guillotine à Paris le 
C’est pourtant à lui que Rouget de Lisle dédia, en avril 1792, son célèbre Chant de guerre pour l’armée du Rhin, autrement nommé, par la suite, La Marseillaise.

La Marseillaise s’est d’ailleurs tout d’abord intitulée Hymne de guerre dédié au Maréchal Luckner… (Source)

Représentation du Maréchal Luckner devant l’hôtel de ville de Cham

 

L’outrage des ans sur son livre…

 

Le moment est venu d’écouter le fameux carillon et de découvrir d’autres endroits de charme de Cham en cliquant juste

ici

Une chose que j’ignore toujours est le gentilé des habitants de Cham: sont-ils des Chamois ou des Chameaux? 😁

Continuer la lecture14 juillet

Découverte de petits coins de Liège en Belgique (4)

Aujourd’hui je vous invite à découvrir un lieu emblématique de la Cité ardente: la Montagne de Bueren.

Arrêtons-nous tout d’abord sur l’expression qui est, encore de nos jours, utilisée pour caractériser la ville de Liège, la Cité ardente.

Ce surnom est en fait le titre d’un livre paru en 1905 sous la plume du comte Henry Carton de Wiart, écrivain et homme politique : il s’agit d’un roman historique qui raconte le sac et l’incendie de la ville, en 1468, par les hordes bourguignonnes de Charles le Téméraire.
1905, c’est aussi l’année de l’Exposition Internationale de Liège. Quand le prince Albert (le futur Albert Ier) l’inaugure le 27 avril, il reprend l’expression « cité ardente » pour louer le dynamisme économique de la ville, qui va montrer au monde la puissance de ses activités industrielles.
Le surnom est resté pour suggérer une cité animée, aux activités commerciales et culturelles intenses, connue pour le caractère chaleureux et bon-vivant de ses habitants. Assoiffés de liberté, têtus et frondeurs, fiers de leurs traditions, ils sont toujours prêts à participer aux événements festifs et culturels qui jalonnent chaque année.(source)

Continuer la lectureDécouverte de petits coins de Liège en Belgique (4)

Découverte de La Roche-en-Ardenne (B)

Petite ville touristique des Ardennes belges, La Roche est située dans la province du Luxembourg, province qui jouxte…le Luxembourg.

Le château féodal, situé sur une arête rocheuse surplombant une boucle de lOurthe et dont les origines remontent à un oppidum celte, fait la réputation de cette ville. 

On peut dire avec certitude qu’à la période néolithique, soit 20 siècles avant notre ère, la région de La Roche était habitée.
Sur l’éperon rocheux, à l’emplacement du château actuel, les anciens Belges construisirent un oppidum. En l’an 57 avant JC., partageant le sort de la Gaulle, l’Ardenne dut se soumettre au joug romain. Ceux-ci construisirent un fortin à la place de l’oppidum. Lors de fouilles, on découvrit à la Roche des pièces de monnaie de l’Empereur Domitien (81-96) et de Constantin II (337-340). (source)

Au cours de la seconde Guerre mondiale,  les allemands ont occupé le château de La Roche, amenant ainsi les forces alliées à le bombarder.
Surnommée la Perle des Ardennes, La Roche est une ville agréable à visiter. On y trouve un
Musée de la bataille des Ardennes, un char américain et un char britannique et, à 2km, un parc à gibier.
A l’heure actuelle, ce sont surtout les sports d’eau pratiqués dans l’Ourthe qui attirent les nombreux touristes.

Pour ma part, ce qui m’a incitée à aller une fois de plus dans cette ville, c’est qu’elle se trouve, comme Comblain-au-Pont dont je vous ai déjà parlé, sur la Route des Sculptures. J’aime la pierre et j’admire ceux qui sont capables de lui donner des formes abstraites ou représentant des êtres vivants. Dans les photos que je partage plus loin, ce sont donc ces sculptures qui occupent la plus grande place.

Mais, pour se souvenir du passé et être moins dans le concret, La Roche a sa légende qui vous est contée ci-dessous.

Le fantôme 

Certains soirs, vers la tombée de la nuit (en juillet et d’août vers 22h), on voit rôder sur les ruines du château, à l’endroit même de sa mort, la Comtesse Berthe de La Roche…. 
Mais qui est donc Berthe?
Un Sire de La Roche, n’ayant pour recueillir son puissant héritage qu’une fille unique, Berthe, organisa au château un grand tournoi. La main de la riche héritière appartiendrait au Chevalier qui, dans un loyal combat, serait demeuré vainqueur de tous les rivaux.
 
Le premier Chevalier qui se présenta était le Comte de Montaigu, un colosse, fier de sa force, que nulle lance adversaire n’était jamais parvenue à désarçonner. Aussi, nul autre champion ne se présenta.
Pourtant c’était à la Comtesse Alix de Salm que le Comte de Montaigu avait engagé sa foi.
La limite du temps étant presque atteinte, un cavalier fit son entrée dans la cour. Quel singulier adversaire! C’était un tout petit chevalier, presque un enfant, et à la vue de ce chétif champion, le Comte de Montaigu fut saisi d’un formidable accès de rire.
 
Devant les chevaliers et les Dames, l’inégal combat commença.
Dans un formidable bruit de fer, au lourd galop de son cheval de bataille, le Comte de Montaigu se précipita contre son faible adversaire; celui-ci n’était armé que d’un harnois léger et son cheval n’était protégé d’aucune armure. Avec une adresse merveilleuse, enlevée d’une main alerte, d’un seul bond, cette souple monture évita le choc violent du Comte.
En un instant le Comte s’était retourné et marchait de nouveau, avec plus de lenteur et de méthode cette fois, contre son adroit rival. Mais il avait beau multiplier ses coups, tout demeurait sans effet et il commençait à avoir terriblement chaud. Modérant alors les bonds de sa monture, le petit Chevalier s’arrêta et attendit en une attitude droite et provocante.
 
Profitant de cet instant, le Comte accourut ; l’épée du colosse tournoya en l’air et, avec un éclair d’acier, s’abattit en sifflant sur l’imprudent jouvenceau …
Mais déjà le petit Chevalier n’était plus là, tandis que, entraînée par son élan, la lourde masse du Comte, perdant l’équilibre et désarçonnée, s’abattait avec un fracas de fer brisé sur le sol. Le petit chevalier, introduisant sous la jointure du heaume la mince lame de la légère épée, trancha d’un seul coup la gorge du redoutable comte…
Un instant après, l’heureux père conduisait tout en haut du donjon les nouveaux époux vers la chambre nuptiale.
Le lendemain, à la première heure, impatient de constater et de partager le bonheur des jeunes époux, le père attendait dans la cour du château. Mais le soleil montait toujours et toujours sans que le père les vît apparaître. Las de cette longue et vaine attente, il escalada les marches du donjon, courut à la porte de la chambre nuptiale et frappa à l’huis. Point de réponse… Impuissant à réprimer ses paternelles inquiétudes, le père poussa la porte; elle céda, mais la chambre était vide et la fenêtre ouverte. D’un bond, le père affolé s’y précipita, scrutant le vide avec terreur: au fond de l’abîme, sur le rocher, au bord de l’Ourthe, deux points faisaient tache: l’un était noir, l’autre blanc.
 
Le mystérieux Chevalier n’était autre que la comtesse Alix de Salm qui, sous ce déguisement et après avoir fait un pacte avec le diable, s’était vengée du Comte de Montaigu et de la belle Berthe de La Roche …

Je sais que vous les attendiez, mes photos se trouvent

ici

Envie d’en apprendre davantage? Un simple clic et vous serez comblés.

Continuer la lectureDécouverte de La Roche-en-Ardenne (B)

Balade à Giethoorn (NL) 🌷

Bon, j’ai assez joué avec vos nerfs, vous avez bien compris que c’est aux Pays-Bas que j’ai passé 2 jours agréables entourée d’eau et de canards, de magnifiques maisons aux toits de chaume et sans utilité de la voiture garée dans le parking de l’hôtel.

Vous avez cité plusieurs endroits mais pas le bon même si je croyais que certains y penseraient parce qu’il y a des diaporamas qui circulent sur internet avec des photos de cet endroit, c’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie d’y aller.

Continuer la lectureBalade à Giethoorn (NL) 🌷

Découverte: l’Atomium

Comme Paris a la tour Eiffel, Bruxelles a l’Atomium. C’est un symbole de grande taille, visible de loin et qui caractérise la capitale de la Belgique.
L’Atomium a été installé en 1958 à l’occasion de l’Exposition universelle de Bruxelles, j’y reviendrai en détail dans un autre article.
Cette sculpture architecturale en acier représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois et elle pèse 2.400 tonnes.


Installé au départ pour six mois, l’Atomium fête à présent ses 60 ans même si, en 2013, CNN l’a classé en tête des monuments les plus bizarres d’Europe.
J’ai toujours pensé que ce cristal avait été choisi pour symboliser les 9 provinces belges à l’époque mais, depuis 1995, il y a 10 provinces…cette théorie ne tient donc plus la route.

Continuer la lectureDécouverte: l’Atomium

Voyage, voyage: Rouen

Il y a quelques jours, le copinaute Géhèm  évoquait, de manière fort cavalière d’ailleurs ce qui n’étonnera personne vu qu’on la représente souvent à cheval, Jeanne d’Arc celle que l’on a surnommée « la pucelle d’Orléans ».
Rouen fut le théâtre du martyr de Jeanne d’Arc condamnée puis brûlée en 1431, place du Vieux Marché.

Véritable ville-musée, Rouen, capitale de la Normandie, ne laisse pas de marbre avec ses belles maisons à pans de bois, ses ruelles pavées et ses églises gothiques. Rouen est aussi surnommée la « Ville aux 100 clochers ». (source)

(plus…)
Continuer la lectureVoyage, voyage: Rouen

Voyage, voyage: le Pays d’Auge (Normandie)

Comme le copinaute Pierre n’est pas présent actuellement sur la blogosphère, je me propose de vous emmener dans sa belle région de Normandie.
J’y ai effectué plusieurs petits séjours qui ont toujours été fort agréables et j’en garde un excellent souvenir. Les maisons sont très belles, on y mange bien et la mémoire y est bien sollicitée par les souvenirs du débarquement ( un épisode de notre histoire que nous ne devrons jamais oublier!).

 

Continuer la lectureVoyage, voyage: le Pays d’Auge (Normandie)