Balade automnale à Saint-Hubert (Belgique) 2ème partie

Pierre-Joseph Redouté

Nous nous sommes quittés en évoquant Ernest Hemmingway mais le nom le plus célèbre à Saint-Hubert, c’est probablement celui de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840). Celui que l’on nommera le « Raphaël des fleurs » voit le jour à Saint-Hubert en 1759. Il grandit dans une famille de peintres. Son père et son grand-père s’illustraient déjà dans la décoration de l’abbatiale. Peintre botaniste, il a contribué à l’âge d’or des sciences naturelles en collaborant avec les plus grands naturalistes de son temps. Il a répondu à leur préoccupation de classement et d’identification de plantes rapportées des quatre continents en les reproduisant à l’aquarelle sur de précieux vélins avec une rigueur scientifique et un talent artistiques inégalés.

Un parcours exceptionnel amena Redouté à enseigner son art à quelques-uns des plus illustres membres de la société royale et aristocratique parisienne. Parmi ces personnalités, l’Impératrice Joséphine de Beauharnais, Marie-Antoinette, la Duchesse de Berry, l’épouse et les filles du Roi Louis-Philippe dont Louise-Marie d’Orléans, future Reine des Belges.

Grâce à la générosité du Muséum national d’Histoire naturelle, le musée de la Vie romantique a organisé  pour la première fois en France (du 26 avril au 1er octobre 2017), une exposition consacrée à Redouté et à son influence.

L’église de Saint-Gilles-au-Pré

C’est dans la petite église de Saint-Gilles-au-Pré que fut baptisé Pierre-Joseph Redouté.
C’était en 1809 l’église paroissiale du Bourg entourée du cimetière paroissial jusqu’en 1861. Bâtie en son état primitif en 1064 (probablement), elle a été remaniée à de nombreuses reprises.

 

Le parc à gibier

A 2 km à peine du centre ville, vous pourrez vous balader en forêt et rencontrer divers animaux tels que cervidés, sangliers,…dans le parc à gibier.
Si vous avez la même chance que moi, vous entendrez même le brame du cerf de façon tout à fait imprévisible!

Je vous offre ci-dessous mes quelques photos prises en cette belle journée.

Comment quitter cette ville sans évoquer la fête de Saint-Hubert , le 3 novembre, et la bénédiction des animaux? Les festivités commencent le matin dès 10 h. On entend résonner les cors de chasse à profusion au cours de cette journée.
Lors de la bénédiction des animaux, on peut évidemment voir de nombreux chiens de race Saint-Hubert.

J’espère que la visite de cette ville (où j’ai vu le jour) vous aura intéressé.

 

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Balade automnale à Saint-Hubert (Belgique) 1ère partie

La petite ville ardennaise de Saint-Hubert se trouve dans le sud-est de la Belgique, dans la province du Luxembourg.

Elle porte le titre de « Capitale européenne de la chasse et de la nature » depuis 1991. Je n’entrerai pas ici dans le débat du pour ou contre la chasse, ce n’est pas le but. Sachez cependant que la chasse et tout le cérémonial qui l’entoure font partie intégrante de la renommée de la ville qui est également la capitale internationale de la trompe de chasse.

Dès qu’on met un pied à l’office du tourisme, on comprend que l’attachement au cerf a perduré depuis que Hubert, simple chasseur, se serait converti lorsque un cerf portant une croix sur la tête lui serait apparu.

Son culte se répand dès le 13ème siècle, de la mer du Nord aux Alpes, du Rhin à la Loire. Hubert qui fut évêque du diocèse de Tongres-Maastricht au 8ème siècle est rapidement devenu un saint, 16 ans après sa mort. Puis la légende en fait un chasseur converti et un guérisseur de la rage. Son corps est transféré au 9ème siècle, de Liège jusqu’à la forêt d’Ardenne, au monastère d’Andage (la future ville de Saint-Hubert).
C’est là que ses reliques seront vénérées par des milliers de pèlerins. De telle sorte que, grâce aux offrandes des fidèles, le monastère devient un centre religieux, intellectuel et artistique renommé. Au 12ème siècle, Andage perd son nom au profit de Saint-Hubert. Et bien que les reliques du saint disparaissent lors du saccage de l’abbaye par les Huguenots français en 1568, le monde de la chasse reste fasciné par ce héros. (source)

Le rond-point d’entrée dans la ville affiche fièrement ses symboles

Parmi les édifices intéressants à voir dans la ville, j’ai choisi de commencer par l’abbaye bénédictine et la basilique abbatiale  qui se trouvent toutes les deux sur la grande place du marché, en centre ville.

L’abbaye de Saint-Hubert

La basilique

L’hôtel de ville

Inscrit au patrimoine civil public de Wallonie, cet immeuble communal « dessiné », tranchant très nettement avec les volumes traditionnels qu’il côtoie, est inspiré du néoclassicisme. Il a été construit entre 1864 et 1873 sur les plans de l’architecte Bouvrie. La façade a été réalisée en pierre de taille granitique d’Ecaussines. Il est flanqué d’un impressionnant escalier à double volée qui a remplacé le perron monumental.(source)

La plaque commémorative, que nous voyons ci-dessous, est apposée sur le soubassement de l’hôtel de ville et rappelle aux jeunes générations qu’ici a eu lieu la bataille des Ardennes.

Restons encore un peu dans le souvenir…

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Voyage, voyage: Bavière, la ville de Füssen

Je vous ai promis récemment quelques photos d’un séjour en Bavière. Commençons donc par découvrir la ville où nous logions: Füssen, la plus haute ville de Bavière, (808 m). Elle se trouve  au départ (ou à l’arrivée) de la route romantique.
Son château, ancienne résidence d’été des princes-évêques d’Augsbourg, est un des châteaux gothiques parmi les plus grands et les mieux conservés en Souabe.
Tout à côté, on peut visiter le complexe baroque de l’ancien monastère bénédictin de Saint-Magne fondé au VIIIe  siècle.
De Füssen, on peut facilement atteindre les célèbres châteaux de Neuschwanstein et de Hohenschwangau mais j’y reviendrai plus tard.
Il paraîtrait (Wikipedia) que la scène de la poursuite à moto dans La Grande Évasion  a été tournée dans et autour de la ville de Füssen…

Le nom Füssen apparaît pour la première fois à fin du XIIe siècle sous la forme Fuzin, puis Fiessen ou Füssen à cause de la situation de la ville aux pieds de la montagne (en allemand, Füße signifie « pieds »). Les pieds dans les armoiries font allusion à ce nom. (source)

Nous retrouvons le blason surmonté d’une jolie pensée sur une façade peinte dans la ville.

« Les pensées positives ouvrent les portes du monde »

Les Bavarois(e)s portent volontiers le costume de la région, en toutes circonstances. Par exemple, pour faire ses courses.

L’hôtel de ville

 

Sympathique rencontre

Les façades décorées de la ville

Comme souvent en Allemagne, les façades sont très jolies à regarder et très décorées. Il s’agit souvent de motifs à caractère religieux mais pas que…comme vous pouvez le voir

ici

Le château de Füssen

Les peintures en trompe l’œil des façades de la cour datent du début du 16e s. et sont uniques en Allemagne. Les salles du château sont aménagées en musée (collection de peinture souabe des 15e et 18e s.).

Pour la visite guidée c’est 

 

Le monastère bénédictin de Saint-Magne

On pense que Saint Magne, appelé aussi Magnoaldus, vivait en Souabe bavaroise, ayant fondé un petit monastère à Füssen sur le Lech où les pèlerins de Rome se reposaient avant ou après l’escalade des cols des Alpes. (source)

Je vous invite à découvrir à ma suite ces endroits étonnants => ICI

Nous nous quitterons sur cette vue du très beau et paisible Forggensee

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Voyage, voyage: Bourges

Bourges est la capitale de l’ancienne province du Berry. C’est une ville charmante où le souvenir de Jacques Cœur est encore bien présent. La balade y est agréable tant en journée qu’en soirée, de juin à septembre, au cours des Nuits-Lumière.

Il fleure à Bourges, comme un air médiéval quand on se promène dans ses rues. Le décor original de ses plus de 400 maisons à pans de bois et ses rues pavées y sont pour beaucoup. Ils magnifient à merveille les joyaux du Patrimoine mondial et français que sont la Cathédrale et le Palais Jacques Cœur.

Nous quittons Bourges sur la pointe des pieds, dans la douceur des Nuits-Lumière…

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Voyage, voyage: Bordeaux (2)

A garder en mémoire, absolument, cette citation vue au sol…

Nous commencerons la balade d’aujourd’hui par un panorama de Bordeaux. Nous pourrons ainsi nous faire une idée de la hauteur et du nombre des bâtiments longeant le quai.

Ci-dessous, en allant à la Cité du vin, nous voyons le pont Chaban-Delmas sous tous ses profils.

Le pont Jacques-Chaban-Delmas, à Bordeaux, est un pont levant franchissant la Garonne entre le pont de pierre et le pont d’Aquitaine, il se situe dans le prolongement de la rue Lucien-Faure et relie le quai de Bacalan au quai de Brazza, au nord de La Bastide, d’où son nom initial de pont Bacalan-Bastide. Le conseil municipal de la ville de Bordeaux a décidé le 22 octobre 2012 de le baptiser du nom de « Jacques Chaban-Delmas », l’ancien maire de Bordeaux.(Source)

Je regrette vraiment de ne pas avoir vu cet ouvrage d’art en soirée. Il paraît que les illuminations sont très belles.

Ci-dessous, la grande statue de Jacques Chaban-Delmas.

La statue en bronze de 3,20 mètres et d’un poids de 1.100 kilos est l’oeuvre du sculpteur Jean Cardot, auteur des statues de Winston Churchill et de Charles de Gaulle (sur les Champs-Elysées). Elle a été inaugurée par le maire Alain Juppé, aux côtés de Micheline, la veuve de Chaban-Delmas, décédé en 2000 à 85 ans, et en présence d’élus de la majorité et de l’opposition de gauche.
L’oeuvre le représente avançant d’un pas énergique, vêtu de son légendaire imperméable. Elle a été érigée Place Pey-Berland dans le centre-ville contre la cathédrale, symboliquement à deux pas de l’Hôtel de ville que Chaban-Delmas occupa de 1947 à 1995, et du Musée de la Résistance, lui qui fut compagnon de la Libération.(Source)

J’avoue que la situation ci-dessus m’a un peu interpellée… surtout que, quand j’ai vu la statue ci-dessous, j’ai été encore davantage perplexe  Aurais-je changé de coefficient espace-temps sans m’en rendre compte?

Vérification faite, nous sommes toujours bien à Bordeaux, place Picard plus précisément, où se trouve cette statue.

Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) est le sculpteur de la célèbre statue de la Liberté de New York. Son succès entraîne la création de répliques, de dimensions plus modestes, dans plusieurs villes du monde, dont Bordeaux. (Source)

Nous continuons notre balade et passons devant l’église néo-gothique Saint-Louis des Chartrons.

 

L’église Saint-Louis des Chartrons a été édifiée entre 1874 et 1879. Oeuvre de l’architecte bordelais Pierre-Charles Brun (1825-1902), c’est un édifice typiquement néogothique. Elle abrite, entre autres, des vitraux de Henri Fleur et de Nicolas Lorin, des autels de Bernard Jabourin et de Victor Lambinet, et des fonts baptismaux en marbre de Carrare. Elle possède également une superbe sacristie en bois d’acajou du 18e siècle, ouverte exceptionnellement, notamment pendant les journées du patrimoine en septembre.(Source)

Nous continuons notre balade-découverte et arrivons place des Quinconces où nous voyons de très hautes colonnes.
Il s’agit des Colonnes rostrales (21 mètres de haut) élevées en 1829 par Poitevin  pour accueillir les marins. elles sont ornées de quatre proues de galères et coiffées par les statues du Commerce, Mercure et son chapeau ailé, et de l’Industrie…

Détail

A un jet de pierre de là, nous retrouvons le monument aux Girondins que nous avions vu de loin dans l’article précédent sur Bordeaux. Nous allons nous intéresser cette fois essentiellement à la fontaine ouvragée impressionnante qui se trouve à sa base.

Après ce bain de fraîcheur agréable, ben oui il faisait chaud ce jour-là, j’aimerais vous parler de ce que j’appelle « bouilles » d’habitude mais qui, dans certains cas, s’appellent en réalité des mascarons.

 

Le mascaron est un ornement qui a marqué l’architecture de nombreuses villes françaises à l’époque classique. Représentant la plupart du temps un visage humain, un dieu ou un animal, on peut souvent avoir l’impression qu’ils nous observent… Souvent loufoques et tordus, ces visages étranges et mystérieux suscitent bien des questions à ceux qui prennent le temps de les observer.(Source,que je vous invite à consulter pour en savoir davantage sur les mascarons en général)

Vous le savez, c’est mon cas, je me balade souvent tête en l’air et je fais souvent de chouettes découvertes 

Avouez quand même que ça a de la gueule comme façade…

Nous arrivons ensuite à la jolie Porte Cailhau.

 

Dans quartier, les immeubles sont hauts et souvent ouvragés…

…même si certains font la moue quand on ravale leur façade! 

Nous nous éloignons un peu du centre de Bordeaux pour prendre de la hauteur et nous rendons à Cenon dans le parc Palmer sur la rive droite de la Garonne.

C’est un endroit où il est très agréable de se balader et on y jouit d’un panorama incroyable sur Bordeaux.

C’est sur cette dernière photo que nous quittons Bordeaux pour une autre découverte à venir…

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Voyage, voyage: Bordeaux (1)

Il y a quelque temps, je vous faisais découvrir la cité du vin de Bordeaux. Même si j’ai beaucoup apprécié cette visite, Bordeaux c’est quand même bien plus que ça évidemment.

Si pour vous, comme pour moi il y a peu, Bordeaux c’est juste une étape pour descendre dans le Sud-Ouest, alors je vous invite à me suivre dans la découverte de cette grande ville que j’ai trouvée fantastique, il suffisait de décider de s’y poser et de la parcourir à pied pour que je revoie ma copie!

La première chose qui attire le regard quand on arrive au centre de Bordeaux, ce sont ces statues d’hommes nus qu’on rencontre à différents endroits.

Il y en a même qui s’amusent à les customiser!

Je vous invite à me suivre pour regarder quelques photos de la belle grande ville de Bordeaux.

Dans la présentation, le texte souligné mène à des explications sur le sujet 

C’est parti!

 

 

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Charleroi et l’Art Nouveau (2)

Plus sobre que l’Art Nouveau bruxellois à la « Horta », l’architecture de Charleroi s’inspire plutôt de Paul Hankar.

On retrouve de nombreux sgraffites sur les façades, dont plusieurs de l’atelier de Paul Cauchie.

Le mot vient de l’italien «sgraffito» signifiant «griffure». Cette technique de décoration murale date de l’Antiquité. Longtemps oubliée et revenue à la mode à la fin du XIXe siècle, elle consiste à recouvrir d’enduit clair une première couche de mortier sombre. Un dessin est ensuite créé en gravant l’enduit
clair encore frais pour laisser apparaître l’enduit foncé sousjacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. Ensuite, la couche d’enduit clair est mise en couleur.(Extrait de la brochure du circuit découverte Art Nouveau)

Si vous souhaitez voir quelques-unes de ces façades joliment décorées, il suffit de cliquer

ici

J’ai pensé que deux maisons de style Art Nouveau méritaient d’être mises en évidence parce qu’elle sortent manifestement du lot.

La première est la Maison des Médecins où la chance était de notre côté le jour de la visite puisque le nouveau propriétaire, présent sur place pour évaluer les travaux de rénovation, nous a ouvert sa porte 

Je vous invite vivement à regarder cette merveille en cliquant

ici

La deuxième est la Maison Dorée qui serait la première oeuvre d’Art Nouveau à Charleroi.

Alors, vous le croyez toujours Noir le Pays de Charleroi après ces balades?  

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Charleroi et l’Art Nouveau (1)

Un tout petit peu d’histoire

D’abord nommé Carnotus, Karoit puis Charnoy, ce village installé le long de la Sambre, appartint successivement aux Pays-Bas et à l’Espagne.
Grâce à un homme d’église bien inspiré,le chronogramme latin « FVNDATVR CAROLOREGIVM » est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666.
Par la suite Charnoy cédera la place à Charleroy, nommé ainsi en l’honneur de Charles II, roi d’Espagne et des Pays-Bas.
Cette ville de Wallonie a fait les grandes heures de la métallurgie belge mais, aujourd’hui, terrils désaffectés et usines abandonnées sont les seules images qu’ont gardées la plupart des Belges de l’ancienne capitale du Pays noir, noir comme le charbon qui fut sa vraie richesse dans un passé pas si lointain…et pourtant!

Pourtant tout n’est pas noir à Charleroi et, pour qui sait regarder sans a priori, de jolies traces du passé sont bien présentes et visibles par tous au fil des rues.
Ce sont ces traces que je vous invite à découvrir à travers les photos suivantes, si vous le souhaitez, en réponse à l’invitation qui se trouve sur l’office du tourisme.

Commençons notre balade par la place Charles II où se trouve l’Hôtel de ville et la basilique Saint-Christophe (qui n’a jamais été consacrée en tant que basilique, la demande au Vatican étant restée lettre morte).

L’Hôtel de ville et son beffroi, ce dernier, haut de 70 mètres et accessible par 250 marches, est construit en pierres bleues et blanches et en briques. 

En 1667, Louis XIV décrète la construction d’une chapelle dédiée à Saint-Louis. En 1722, elle retrouve le vocable de Saint-Christophe vénéré jadis dans la chapelle du hameau du Charnoy. L’église Saint-Christophe est le résultat de plusieurs transformations. La façade côté place est d’inspiration baroque.

Quand on pénètre dans l’édifice, le regard se porte directement à gauche vers la mosaïque dorée. 

Cette mosaïque, d’une superficie de 200 m², est composée de millions de petits carrés de verre colorés ou recouverts d’une mince feuille d’or fabriqués à Venise.

L’orgue forme un bel ensemble avec le vitrail qui superpose 2 croix dont celle de Saint-André

Fresque murale (Béatitude selon Saint-Mathieu)

Vue latérale de la basilique
Un immense Saint-Christophe surplombe l’entrée de la nouvelle basilique

Juste en face, dans la rue de Turenne, se trouve la Maison du Bailly (XVIIIème s). La façade est assez sobre mais la salle des stucs (à ne pas confondre avec le staff) où se trouvent quatre représentations des saisons a été soigneusement rénovée.

L’automne: cerf, cor de chasse et trophée
L’hiver: la pêche avec comme illustration principale le bateau

Ci-dessous, le nouveau palais de Justice. Les deux lions, Totor et Tutur (diminutifs des prénoms Hector et Arthur des fils du concierge de l’ancien palais de Justice) ont été transportés depuis l’ancien bâtiment, détruit début des années 1970, et écrasent toujours les passants de leur air hautain et méprisant.

Mais on ne trouve pas que ces lions un peu rébarbatifs à Charleroi puisque la ville est aussi le siège des éditions Dupuis à l’origine du magazine Spirou, de nombreux albums de BD et  de personnages bien connus tels Lucky Luke, Gaston Lagaffe, le Marsupilami, Boule et Bill,…

Certains de ces sympathiques personnages sont mis en évidence depuis plus de 30 ans déjà sur des ronds-points de la ville.

Tous les ronds-points ne sont pas aussi colorés par exemple celui ci-dessous placé au milieu du rond-point des Beaux Arts. 

La structure, sensée rendre hommage aux virtuoses de la musique et de l’écriture, se compose de trois mains tendues vers le ciel. « C’est une manière de dire que tout passe par la main, le savoir-faire et le savoir intellectuel précise encore l’ex-échevin de la Culture. Trois mains, immenses, de 9 m de haut chacune pesant leur poids de bronze, à savoir plus de 10 tonnes et entourées (à l’image des obélisques égyptiens) de plaques en ardoises couvertes d’écritures codées.(Source)

Maintenant que nous avons un peu fait connaissance avec le centre de cette ville, nous pourrons prochainement découvrir les traces de l’Art Nouveau qui y sont légion.

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Voyage, voyage: Münster (Allemagne)

Au retour de Wernigerode, nous nous sommes arrêtés à Münster en Allemagne (à ne pas confondre avec Munster en France).

Münster est une ville ouverte sur le monde, jeune, décontractée et fière de son histoire de plus de 1 200 ans. Elle a toujours occupé une place de premier plan dans la région et au-delà, en tant que siège d’évêché, membre de la Hanse ou ville universitaire. Et une facette a inscrit Münster dans les livres d’histoire : son statut de ville de la paix de Westphalie.(Source)

Malheureusement, la météo n’était pas avec nous et nous nous sommes peu baladés dans cette ville qui ne constituait qu’une étape sur notre trajet.

Nous avons quand même découvert une ville agréable à vivre, avec de jolies façades de maisons, différentes de ce qu’on voit d’habitude en Allemagne et surtout un hôtel de ville qui se visite et est plutôt étonnant.

On regarde les photos?

En arrivant, on devine directement que c’est une ville qui a du coeur: Münster a déjà reçu le titre de « ville la plus agréable à vivre du monde ». C’est ce qu’on ressent particulièrement dans son magnifique centre historique.

C’est aussi une ville où on aime les oiseaux, en tout cas dans la cathédrale Saint-Paul où on en trouve deux représentations dans des endroits peu habituels pour ce genre de décoration (à côté de l’orgue et près d’un mur).

Puisqu’on évoque la cathédrale Saint-Paul, la plus grande cathédrale de Westphalie, profitons-en pour voir une petite partie de l’extérieur…

…mais aussi de l’intérieur…

…et regardons à travers les vitraux modernes.

L’hôtel de ville est également un bâtiment imposant, mais élégant en même temps, avec sa façade claire très ouvragée.

La façade à pignon de l’hôtel de ville, de la fin du 14e s., est une très belle oeuvre de l’architecture civile gothique. Elle est ornée de fins remplages et de pinacles. La salle de la Paix, avec ses belles boiseries, date de la seconde moitié du 12e s. et fut le théâtre, en 1648, de la proclamation de la paix entre l’Espagne et les Pays-Bas, qui déboucha sur les traités de Westphalie.(Source)

Voyons ce qu’il y a à découvrir à l’intérieur de ce bâtiment…

Patchwork offert à la ville en 1998 pour célébrer le 350ème anniversaire de la Paix de Westphalie

 

La « Friedenssaal » (Salle de la paix) de l’hôtel de ville historique de Münster est une attraction incontournable pour qui visite cette ville.
Ses somptueuses boiseries Renaissance datant de 1577, son lustre impressionnant et sa galerie de portraits des délégués sont remarquables. L’histoire est véritablement palpable en ces lieux. Avec la signature du traité de paix entre l’Espagne et les Pays-Bas le 15 mai 1648, c’est tout un pan de l’histoire européenne qui fut écrit ici.(Source)

Cheminée dans la salle de la Paix de Westphalie

L’arrière de l’hôtel de ville est assez beau également comme on le voit ci-dessous.

Sur la tour qu’on voit à gauche se trouve cette plaque commémorative:

Ce qui signifie  » « Le sacrifice, les guerres et la violence »

 

La balade dans la ville est fort agréable le long des maisons à pignons historiques et à l’abri des arcades… 

La maquette de la ville

Nous terminerons cette visite par l’église Saint-Lambert qui garde des traces de la Révolte de Münster.

Il s’agit d’une église caractérisée par trois nefs. De style gothique, elle présente une voûte en réseau dans la nef principale et des voûtes en étoile dans les nefs latérales. Une flèche ajourée de 99 m coiffe la tour depuis le 19e s. On aperçoit trois cages de fer suspendues : y furent exposés en 1536 les cadavres des chefs anabaptistes.(Source)

Mon prochain déplacement en Allemagne se fera bientôt et, cette fois, ce sera en Bavière. Je vous promets déjà quelques photos d’un des châteaux les plus visités et représentés (entre autres dans les puzzles)…il s’agit bien sûr de Neuschwanstein, le château de Louis II de Bavière.
Je vous demande juste un peu de patience 

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Voyage, voyage: Wernigerode (Allemagne)

Wernigerode est une ville de Saxe-Anhalt où l’on trouve, entre autres, des maisons très colorées et un château néo-gothique.

La Breite Strasse forme l’ensemble le plus pittoresque avec ses alignements de maisons construites par les riches bourgeois de Wernigerode aux 16e, 17e et 18e s. Les solives et les panneaux en bois sont souvent décorés de masques et de motifs sculptés, à l’image de la maison dite « Krummelsches Haus » située au n° 72 de la rue.(source)

Mais ça ce sont des mots et, comme vous le savez, les photos sont plus parlantes. Je vous invite donc à regarder quelques photos de la ville

 ici

Le deuxième attrait de l’endroit est sans conteste le château qui domine la ville. Mentionné pour la première fois en 1213, plusieurs fois remanié et agrandi, ce château obtint son caractère de château baroque à la fin du 17ème siècle.
C’est à la fin du 19ème siècle que cet ancien château fort médiéval devint un château de représentation gothique magnifique. Sa terrasse offre une très belle vue sur Wernigerode et sur les monts du Harz.

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Dans l’espace de ce château, nous avons rencontré un musicien jouant d’un instrument qui nous était inconnu: le Gubal.

Je vous invite à écouter le son de cet étrange instrument… 

Un chemin de fer à l’ancienne, le Harzer Schmalspurbahnen, mène de Wernigerode au Brocken, point culminant du massif du Harz.

J’espère que la découverte vous aura plu autant qu’à moi  

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